Nîmes 2017
Prennez le temps de lire
LE DEPART :
Bon puisque quelques uns d'entre nous n'ont pas pu faire le déplacement je vais essayer de vous le raconter. Bien sur en toute franchise et de façon impartiale. Tout ce qui suit c'est réellement passé. Toute ressemblance avec des personnes ou des événements existants ou ayant existé ne serait « ou pas » que pure coïncidence.
Au départ d'Aquae Tarbellicae (C'est le nom Romain de DAX, Wikipédia) nous devions être 44 gladiateurs, prêts à nous rendre en char défier d'autres gladiateurs dans les arènes de NEMAUSUS (Citée antique de Nîmes). Malheureusement 4 de nos valeureux combattants ont été contraints d'abandonner ce périlleux voyage. Nous nous retrouvons 40 au pied du char. Heu non il manque Coincoinus et Manus qui nous rejoignent directement à Nîmes. Ah, j'allais aussi oublier Jean-Yvus qui comme « d'habitude » demande qu'on le prenne devant chez lui. (Déjà des privilèges). Samulus, coprésident, fait l'appel. Tous les présents sont là . Les besaces sont rangées les amphores de vins bien calées, les victuailles au frais. Après avoir salué nos amis restés sur la place, Jean-Jaccus pris par quelques repas de familles, Claudius blessé dans les arènes de Saubagnac, l'empereur Toto qui pour des raisons de santé n'a pas pu se joindre à nous, notre char s'ébranle enfin, tiré par 300 chevaux (Enfin ceux que j'ai pu compter).
Nous prenons donc la route d'Amou pour récupérer Jean-Yvus. Arrivés devant chez lui, quelle n'est pas notre surprise de voir qu'il a même aménagé un parking spécial pour que le char puisse s’arrêter. Jusque la tout c'était bien passé. Jean-Yvus ouvre la soute du char et... catastrophe une amphore mal arrimée se brise au sol. Mais qu'allons nous boire durant le trajet. On entend déjà certains (Au fond du char) crier au scandale. Mais Jean-Yvus coupe court à toutes les critiques et annonce qu'il à amené une gourde en peau de chameau de 25 litres d'Américano pour l'apéro. Il est accueilli à bras ouverts et fonce s'installer au fond du char. Après vérification il me semble avoir quand même vu quelques autres amphores de vin dans la soute. J'ai également aperçu d'autres breuvages plus douteux provenant des îles ou encore de l'armagnac (Même si à notre époque Romaine il n'existe pas encore). Nous avons de quoi tenir le voyage aller. Notre aurige pilote le char de main de maître et malgré les pavés qui jonchent la via domitia et secouent notre embarcation, les férus de cartes ont déjà positionnés les tables entre les sièges. Les cartes commencent à voler, ça crie, ça rie, ça chante, ça vie quoi. Le voyage commence plutôt bien. Bien sur dans la char il y a des positions biens déterminées. A l'avant « les sénateurs » Cheuch, Gilou, Michel, Jacky, heu pardon Jacky et Michel (Merci qui), Bertrand, Cédric L, Nigel, Gaby, Richard, Eric L, Paul, Anthony, et Téva. Pour ma part je reste au milieu (Sage mais pas trop), je surveille l'arrière. Ah, je n'ai pas oublié Samulus, coprésident, mais on a tellement l'habitude de le voir à l'arrière, et oui il faut assumer ses responsabilités. Je pense que les coprésidents ont du se les partager, Samulus à l'aller et Dgelus au retour. En effet Dgel est à l'arrière. Les Américano viennent de l'arrière. Ils circulent de mains en mains, les glaçons s'entrechoquent dans les verres, la tension monte autour des parties de tarot, bref on est en plein apéro. Eric C, Béber, Dutxi, Peio, Mathieu, Jean-Yves, Cédric R, David, Brice, Lamille, Vincent, Philippe, Pépone, Roland, Pierrot C, Laplante, Xavier, Fabien, Dédé, Olivier, Thierry, forment “la garde prétorienne” à l'arrière du char. Oui je sais y a beaucoup de monde à l'arrière, mais c'est un char spécialement affrété par la société TOUYAROTUS, l'arrière est beaucoup plus long que l'avant. Il est 11h00, les vieux sénateurs qui sont tous devant commencent à avoir la prostate qui les titille. Les fumeurs commencent à trembler, les jeunes (Enfin les moins vieux) ont faim. Pour ma part j'ai, envie de pisser, je tremble et j'ai faim. Donc notre cocher trouve une place en bordure de la via et gare son char. Les chevaux sont fourbus mais notre cocher nous assure qu'ils tiendront jusqu'à NEMAUSUS. Pas d'auberge en vue. Allons nous pouvoir nous restaurer un peu avant de repartir ? Bien sur rien n’est laissé au hasard chez les CHARNEGOUS. Les croissants, les chocolatines, les cakes sont de sorties. Bon ces trucs ça calent les jeunes. Heureusement Gilou a gardé quelques bons réflexes et sort les saucissons, le jambon, le pâté. On trouve quelques couteaux, du pain, et voilà la première amphore de vin arrive. On mange, on discute, on boit un coup et Béber est chargé de ramener une autre amphore. Quelqu’un crie amènes en deux. Il revient avec trois. Je ne m’étais pas trompé j’avais bien vu quelques amphores de vin dans les soutes du char. Il est 11h45, il faut repartir. Mais on commence à se demander à quelle heure on va s’arrêter pour faire un vrai repas?
Voilà pour les premières heures de ce long PEPLUM de trois jours en terre Nîmoise. Je vous raconterai la suite prochainement. Si vous le demandez bien sur........
Bon puisque de “nombreux” Romains veulent en savoir plus sur notre périple aux féria des vendanges à Nîmes, je vais vous raconter un autre petit bout de ce formidable voyage en terre Gardoise.
LA FIN DU VOYAGE ALLER :
On en était resté à notre première halte. Dès le retour dans le char tout le monde reprend ça place. Chacun regarde si son voisin est présent. Dédé est bien là, donc on est bien tous là. Les 300 chevaux ont été abreuvés et une ration de foin leur a été servie, de quoi tenir jusqu'au prochain arrêt.
Les outres d'Américano n'ont pas bougé, elles suspendent toujours au fond du char. Ça y est les roues en bois recommencent à cliqueter sur les pavés de la via domitia (Oui je sais on a pas passé Narbonne donc on y est pas encore, mais bon...).
Les tables sont de nouveaux de sorties, mais là ça va être du sérieux Dédé nous sort des jetons, on va attaquer le poker. Certains mettent les lunettes de soleil pour cacher leur jeu, d'autres sortent les cigares, on tire les rideaux, le tripot est prêt. A l'arrière ils continuent au tarot. Il ne manque plus qu'un verre. Ah non il est déjà là. Bon premier tour, les jetons s'amoncellent au milieu de la table, ça « checke », ça relance, ça passe, ça bluffe. Mathieu dit « Tapis » ….. Il perd tout. Ses rêves viennent de s'envoler il a tout perdu ça maison, ça ferrari garée devant Maurice BOYAU, son yacht amarré sur les berges de l'Adour. Heureusement il y a l'esprit CHARNEGOUS, personne ne rie, personne ne lui dit « good game » en lui serrant la main, chez nous on ne se moque pas d'un homme à terre. Enfin toujours est il que je ramasse le pactole. Bref je ne vais pas vous raconter toutes les parties. Bon d'accord c'est Dédé qui les a remporter, bon d'accord je me suis fait sortir d'entrée à la seconde. On va noyer notre désespoir dans un petit verre d'Américano. L'ambiance est toujours aussi bonne dans le char.
Il est 13h30 le casse croûte du matin est déjà loin, surtout avec tous les apéros qu'on a bu. Les coprésidents sont pris à partie « A quelle heure on mange.... ». Nous venons de passer TOULOUSE et un airial s'offre à nous. Le cocher tend le bras droite pour signaler que nous allons quitter la via pour garer le char. Tout le monde met la main à la pâte et les amphores sont descendues, les victuailles sont sorties des soutes, la plancha (Hé oui c'est Romain) est posée sur une table. Bref nous sommes prêt à attaquer ….... l'apéro. Ah non pas encore. J'avais bien vu des bouteilles de rhum, mais je n'avais pas vu la cervoise. Bon ! une bonne cervoise tiède comme ça se faisait à l'époque..... NON parce que notre service intendance a tout prévu, elle est conservée dans des conteneurs plein de glace pilée. Alors bon apéro avec quelques tranches de jambons, de saucissons, et du pâté de COCO. Bon alors pour ceux qui ne le savent pas, Béber, Xavier, et quelques autres c'est du pâté aux piments doux. Il y a également du pâté au foie gras, mais c'est pour le retour. Gilou qui ne sait pas boire dans des verres en plastique a sorti 6 verres à pied pour déguster le nectar contenu dans les amphores. Quelques curieux et curieuses, qui étaient déjà arrêtés sur cet airial, s'approchent de nous et commencent à nous demander qui nous sommes ce que nous faisons là ? Alors on leur explique nous sommes une équipe de valeureux rugbymans qui allons affronter des gladiateurs dans les arènes de NEMAUSUS. Certains commencent à gonfler la poitrine d'autres à montrer leurs muscles. On sent que les hommes sont impressionnés et les femmes émoustillées. (Enfin c'est ce que j'ai vu). On est pas là pour ça. Les saucisses et les merguez cuisent doucement sous la baguette de Sylvain, les pots de pâté se vident à vitesse grand V. Bref nous passons un très bon moment de convivialité.
Il est bientôt 15h00, on déborde un peu sur les horaires. Je commence à me demander si on va tenir à ce rythme trois jours. Il faut dire que l'on s'entraîne toute l'année.
Bon je vais passer les derniers détails. Tout le monde range, un petit coup de balai, et …... Dédé vient de s'apercevoir qu'il n'a plus son blouson. Il réfléchit (Alors ceux qui n'ont jamais vu Dédé réfléchir, c'est à voir) et en souriant il nous explique qu'il a du le laisser dans l'herbe lors de notre premier arrêt.
« Bon c'est pas trop grave il n'y avait que ma carte vitale... »
« Ah merde ! dans le blouson il y avait mon permis.... »
« Ah merde ! il y avait aussi mon téléphone.... ».
Nous sommes à plus de 100 bornes. Nous réunissons le grand conseil des sages (Ceux qui sont à l'avant du char) et la lumière jaillie. Lors de notre dernier départ il n'y avait plus rien c'est sur l'herbe. L'un d'entre nous à du ramasser le blouson.
« Dédé on a qu'à faire sonner ton téléphone, si le blouson est dans le bus on l'entendra »
Réponse de Dédé « Oui on verra plus tard je fume et je bois une bière.... »
Là, y a plus rien à dire. Pour finir le blouson était bien dans le char.
Bon cette fois je passe vraiment les détails. Le char reprend sa route pour les derniers kilomètres. NEMAUSUS nous voilà.
Alors si vous voulez savoir ce qui s'est passé lors de la première soirée (Les ruelles de Nîmes, La bodega PABLO ROMERO etc.)
Vous devrez attendre quelques jours, le temps que l'inspiration le revienne.
Bon à la demande générale je vais poursuivre le résumé de notre sortie.
ARRIVEE A NIMES ET PREMIERE SOIREE :
Avant tout je voulais revenir sur deux ou trois détails.
J'ai oublié de parler du petit jeu organisé par notre coprésident Dgel. Comme nous avons pas mal de nouveaux qui ont adhéré à notre association, il a donc fallu se présenter en énonçant notre principale qualité et notre plus gros défaut. Alors là, le jeu est devenu un « festival de mauvaise foi », mais un super moment de franche rigolade. En fait on a vu que tous les gars se connaissaient bien (Les coffres ballons, les calmes, les plaqueurs fous, les pas râleurs, etc...).
Nous en avons aussi profité pour remettre les maillots à deux de ces nouveaux, qui sont là depuis un an. Roland GARANX dit Roland « GARROS » et Pierre CROUZAL dit « LAGAFF » pour la ressemblance.
Enfin je voulais revenir sur le blouson de Dédé. Avant de le lui rendre nous l'avons bien secoué car il était plein d'herbe. Il y en avait plein les poches. Je n'ai pas compris pourquoi il n'était pas content qu'on le lui rende propre et bien épousseté ?
Voilà donc nous arrivons enfin à NEMAUSUS. La ville est bloquée nous sommes obligés de garer notre char devant la gare. Nous récupérons nos sacs et nous remontons l'avenue FEUCHERES, magnifiquement décorée, bordée d'arbres et d'eau qui coule en cascades. Et là on arrive doucement devant le « Colisée ». Imaginez vous, comme dans le film « GLADIATOR », au fur et à mesure que nous avançons il se dévoile. A m'en donné je me suis pris pour « Russel Crowe ».
L’hôtel du CHEVAL BLANC nous accueille juste en face des arènes, à quelques mètres de la fête. Un endroit idéal pour réparer le match de demain (ou pas). Les organisateurs ont réparti les gladiateurs par chambrées. Tout le monde à l'air content de ses colocataires. Je me retrouve avec les « vieux sages » CHEUCH, Gilou et Michel. On ne va pas rentrer tard ils ont l'air déjà fatigué du voyage. Je pense que comme d'habitude il va falloir les ramener vers minuit trente. J'ai ma montre, tout va bien. Pour cette première soirée, rendez-vous à 21h00 chez PABLO ROMERO. On a juste le temps de se changer, prendre une petite douche, mettre de l'eau de Cologne et s'est parti en ordre dispersé nous prenons les chemins sinueux des ruelles pavées de NEMAUSUS.
Je ne sais pas par où les autres sont passés, mais avec mes trois acolytes on décide de repérer les endroits recommandés par TOTO. Cheuch qui a fait un petit repérage la semaine précédente nous entraîne dans des ruelles bordées de bars et autres bodega. Il est bien entendu qu'il faut arriver chez PABLO en bon état. On décide de ne s'arrêter qu'à un bar sur deux. Il faut dire qu'on a pas pris le chemin le plus direct et qu'ils ont ouvert plus de bars que lors du repérage de Cheuch. Tient là, y a un peu de monde, de la bonne musique. 3 ricards une bière s'il vous plaît. Gilou ne peu pas s'empêcher d'appeler Domi pour lui dire qu'il pense à elle. Petite vidéo, on dit bonjour poliment à Domi. On discute on boit on rit. Quelques minutes plus tard on veut passer sans s'arrêter devant le bar suivant (Un bar sur deux), mais les deux vieux bidasses voient qu'il se nomme le « 421 » apparemment ça leur rappelle l’Indochine ou autres théâtres d'opérations. Bon d'accord on s'arrête. Un peu de monde, de la bonne musique. 3 ricards une bière s'il vous plaît. Entre temps Gilou a appelé au moins trois fois Domi pour lui dire qu'il pensait à elle. Il veut une nouvelle fois la joindre, elle doit en avoir marre, elle ne répond plus. Bon il faut consoler Gilou. 3 ricards une bière s'il vous plaît.
On décroche du deuxième bar, on passe devant le « CARRE ROSE » où nous sommes attendus pour la soirée de samedi. Non non et non on ne rentre pas là ! Comme on a du caractère on ne rentre pas, on va au bar en face. 3 ricards une bière s'il vous plaît. Bref je résume en passant quelques bars. On est attendu chez PABLO ROMERO. Un dernier mais on va changer 3 pastis un ricard s'il vous plaît.
On passe devant la « maison carrée » (Magnifique monument) et on plonge vers notre destination finale. On arrive à l'entrée fiers comme Artaban, on se présente « LOUS CHARNEGOUS ! ». Les portes s'ouvrent en grand, j'ai même vu le videur se courber à notre passage en nous indiquant le chemin d'un grand geste bras. On s'avance, certains sont déjà là. On retrouve notre hôtesse qui nous indique qu'une partie du bar nous est réservée ainsi qu'une serveuse qui comblera nos moindre désirs. Michel en est déjà tout émoustillé. Les CHARNEGOUS arrivent petit à petit et nous sommes bientôt tous là. Nous sommes rejoint par COINCOIN et Manu. Ils se calent près de nous et s'est parti. Danses Sévillane, pichets de bière, tapas, que demander de plus. Le coach et les coprésidents commencent à nous dire qu'il ne faut pas rentrer trop tard, on joue demain matin. Il va falloir qu'ils restent encore les derniers pour ramener tout le monde, pffff... on sent que ça les dérange. Super soirée nous sommes tous là. Les danses sévillane viennent de s'achever le DJ prend le relais, juste au moment ou nous allions rentrer nous coucher. Bon on va rester encore un peu. Pichets de bière, tapas, danse, quelques amis, que demander de plus.
La soirée avance, je commence à regarder ma montre. Les aiguilles marquent minuit trente. Je fais signe à Gilou Cheuch et Michel. Bon encore un peu. Pichets de bière, tapas, danse, quelques amis, que demander de plus. Je regarde encore ma montre il est Minuit trente. Bon encore un peu,. Pochets de bire, tipos, dinse, quelques amies...... Le coach tente de nous dire de rentrer, mais ça y est, à ce dosage plus personne ne le comprend. Dgel nous jette des regards, mais ses paupières commencent à être lourdes. Sam ne parle plus que le Belge. Eric C danse encore la sévillane sur du Rock. On ne voit que des CHARNEGOUS sur la piste. Bref une première soirée au top.
Bon là je crois qu'il est vraiment Minuit trente à ma montre. Tout à l'heure on joue. Je décide de rentrer, donc vous ne pourrez pas savoir ce qui s'est passé après. Je précise que j'ai laissé les trois autres vieux sur place, et Cheuch et Gilou on dit qu'ils voulaient jouer demain. Ils ont amené leurs équipements de match. (???????)
Je suis donc arrivé à l'hôtel à Minuit trente, à ma montre, comme prévu. Plusieurs heures après les trois autres sont arrivés dans un silence monacal. Ils ne m'ont pas réveillé (Surtout un). Tout se paie.
Voilà pour la première soirée, enfin ce que j'en ai vu.
Je vous raconterai les bruits de couloir et les discutions du petit déjeuner dans le prochain épisode, si vous y tenez.
LE TOURNOI :
Oui oui, on est venus à NEMAUSUS pour se mesurer aux gladiateurs du SUS-EST. J'ai entendu dire que les CROCODILES Nîmois avaient aiguisé leurs crocs et nous attendaient de pied ferme.
Il est 08h30. Une salle nous est réservée pour le petit déjeuner. Il y a peu de monde et ceux qui sont présents n'ont pas l'air très frais. Personne ne parle. Jusqu'à ce qu'un délateur ne commence à faire le récit de la fin de soirée. Comme je ne suis pas moi même délateur, je ne vous dirai pas que certains viennent juste de rentrer, que certains on voulu tester le « CARRE ROSE », où nous avons rendez-vous ce soir, qu'un certain « petit » s'est fait expulser de ce lieu pour jeu déloyal. Je ne dirai pas non plus que ces camarades de virée n'ont pas été plus brillants, mais étant plus costauds n'ont pas pu être expulsés. Non je ne vous dirai pas tout ça, parce que ce n'est que des « on dit ». Je reste encore un peu dans la salle du petit déjeuner, pour recueillir les dernières infos, mais on sent que les gars sont déjà dans la préparation du tournoi. Tout ceux qui rentrent, on la tête baissée, le regard dans le flou, les yeux brillants. Le jus d'orange et le café coulent à flots, certains arrivent à manger quelques chocolatines ou croissants, ou tentent de se beurrer une tartine. J'en ai vu se risquer à avaler un œuf dur, mais on sent que tout ça a du mal à passer. Ce doit être le stress de l'avant match qui commence à nouer les estomacs.
09h00 on se dirige vers la gare pour prendre le bus. Les quelques centaines de mètres qui séparent l'hôtel de la gare vont nous faire du bien. Le temps est superbe, les rayons de soleil percent à travers les feuilles des platanes, se reflètent sur les murs blanchâtres des bâtisses en pierres du Gard, les mêmes qui ont servies à construire le « pont du Gard » et les arènes de Nîmes, les oiseaux gazouilles.... Pardon je m'égare. On arrive au bus tous les joueurs sont là, quelques CHARNEGOUS non joueurs nous rejoindrons par leurs propres moyens. Le stade KAUFFMAN n'est pas très loin. Dans le bus on sent que la tension monte, on n’entend pas un bruit, tout le monde est concentré. En fait tout le monde dort, mais ça c'est l'apanage des grands joueurs ils arrivent à surmonter le stress des avants matchs.
On arrive au mythique stade KAUFFMAN (Mythique au moins pour moi qui ait fait mes débuts sur cette pelouse). Nous sommes reçus par le président des CROCOVALIE qui nous offre le café. On se rue sur les tasses.
Le temps est idéal, la pelouse à l'air parfaite, mais le terrain me paraît très très très grand. Apparemment je ne suis pas le seul à le trouver immense. Le coach nous demande de ne pas nous disperser. Les coprésidents nous demandent de commencer à nous mettre dans le match. On obéit, certains s'assoient, d'autres se couchent. On essai de rester éveillés.
Les autres équipes arrivent petit à petit, le match a déjà commencé. Poignées de main fermes, regards qui se croisent, on se toise, on rentre le ventre. Qui a dit qu'on était des machos ?
Le président des CROCOVALIE nous explique le format du tournoi. Il se décomposera en un petit tournoi à 12 sur demi terrain, suivi d'une finale à 15 sur terrain normal.
Direction les vestiaires, chacun prend place. Ça parle fort, ça plaisante, jusqu'à ce que Pépone enlève son dentier..... là ; on sait qu'on est rentrer dans le vif du sujet. Ça y est les visages se ferment, les crampons cliquettes sur le sol, l'élastoplast se déroule autour des genoux, des doigts, des poignets. Ça sent le camphre. La vaseline enduit les arcades. Le vicks pénètre dans les narines. Le coach ne plaisante plus, il veut tout le monde sur le pré dans 2 minutes.
L'échauffement terminé, on attaque le premier match. Les avants plaques à tour de bras, les trois quarts courent comme des gazelles. « LAGAFF » délivre les ballons à vitesse grand V, et après un groupé pénétrant Téva prend son premier ballon enfonce les lignes adverses. Il marque le premier essai. C'est la délivrance. Je ne vais pas vous raconter toutes les parties, mais en toute modestie on a écrasé toutes les autres équipes. On se retrouve donc en finale.
Comme ces matchs on été rudes, il y a eu quelques blessés légers. LAGAFF fracture de souffle, Cédric L genou endommagé, Cédric R fessiers douloureux. Je reviens sur ces blessures pour féliciter le soigneur officiel Sylvain et son assesseur Béber. En effet, lorsque Cédric R se blesse en marquant un magnifique essai, ponctué par un mouvement digne des All Back, disponibilité des avants, placement des trois quart, vitesse d'exécution, tout y était, donc après avoir aplatit en terre promise, un joueur adverse vient lui planter le genou dans la fesse gauche, magnifique banderille. Cédric R reste au sol tout le monde crie « Un blessé » il rampe tel un animal blessé et à ce moment là Sylvain qui se trouve à 50 mètres analyse la situation et nous déclare stoïque « C'est bon il bouge encore.... ». Il envoie son assesseur qui d'un coup de la fameuse « éponge magique » le soigne. Cédric R va ressentir la douleur tout le reste de la journée. Pour ce qui est des fractures de fatigue de LAGAFF, on doit reconnaître qu'il s'est donné à fond, à repartir au ras des mêlées, à suivre la bechigue pour relancer, il était partout.
Nous arrivons donc à la finale. Les deux équipes se rendent dans le couloir des vestiaires pour faire une entrée digne de ce nom. Dans ce couloir on tente d'impressionner l'autre équipe, les avants se tapent la tête contre les murs, ce frappent la poitrine, j'ai même vu Brice fendre le mur d'un coup de tronche. Les trois quarts sautent partout pour montrer qu'ils sont encore frais (ou pas). Bref on est dans le match et je crois qu'on a pris l'ascendant sur nos adversaires du jour. Jusqu'à ce qu'on voit leurs renforts arrivés. Deux pilars de 140 kg. Soudain, je me souviens que lors des remises en jeu, la bechigue retombe souvent dans secteur où je me trouve, Putain s'ils me tombent dessus je suis mort. Ah oui je me souviens de ce qu'a dit notre coach « Dès que tu reçois le ballon, tu le donnes à un gars lancé... », je vais faire ça.
Enfin tel des « toros » qui entrent dans l'arène, on passe de la pénombre du couloir à la lumière du pré. La première mise en jeu est pour nous, la réception adverse est bonne et bien sur ils envoient un des deux pilars, mais on fait front, on se serre les coudes, on entend crier « Il est pour toi..... ». Bon on arrive à contenir les assauts de ces « golgoths », mais ils ont aussi des trois quarts et le ballon passe de mains en mains. On les pousse vers la touche et là on a droit à la spéciale de LAPLANTE, INTERCEPTION ! On tente bien de le suivre pour le soutenir, mais n’a pas besoin de nous alors on le laisse faire et on l’encourage de la voix “Vas-y LAPLANTE... “On mène 1 essai à 0. Il faut qu'on tienne le score jusqu'à la fin.
Remise en jeu. Putain ! La bechigue arrive droit sur moi. Celle-la il ne faut pas la manquer. J'avais presque oublié les deux pilars. Le ballon monte, monte, monte, et là je sens la terre trembler. Ils arrivent et ce putain de ballon qui ne descend pas. « Ne le quitte pas des yeux... ». Ça y est je l'ai. « Passe le à un gars lancé » m'a dit le coach. Mais où ils sont les gars lancés. OK ! Tourne toi et affronte les ….. Par je ne sais quel miracle le ballon sort de notre coté, et grâce à nos trois quarts vole de mains en mains, jusqu'à ce que …. ils ont aussi un LAPLANTE en face. Interception ! S'ils marquent il faudra faire une prolongation. Heureusement l’intercepteur n’a pas les gambettes aussi longues que notre LAPALNTE, c’est un nain, et le vous savez “un nain c’est malin, tu le crois loin et il est là tout prés...” (Dixit le duo des non). Mais là, venu du diable vauvert surgit LAGAFF, qui a, on ne sait par quel miracle, retrouvé ces poumons. Il plonge et plaque l'intercepteur. Arrive au même moment Eric L, plonge également et aplatit tout ce petit monde. Grâce à un repli défensif exemplaire on récupère la balle. L'arbitre siffle la fin du match, on est champion !
On va remercier nos supporters qui ont fait le déplacement et on se rassemble pour faire une haie d'honneur à nos valeureux adversaires du jour. Ils nous rendent la pareilles et direction la douche. Dans les vestiaires c'est la joie, ça chante, ça danse. Quelle plaisir de faire parti de cette belle équipe.
Il est 13h00. On nous attend pour l'apéro et le repas, mais ça c'est une autre histoire, qui vous sera narrée si vous êtes demandeur.
LE REPAS D'APRES MATCH (Le malestruc) ET LA CORRIDA
Bon comme il y en a au moins deux que ça intéressent, je vais donc poursuivre mon propos. Nous en étions restés au retour des vestiaires. Dès notre arrivée au club housse des CROCOVALIE nous sirotons quelques pintes de cervoise bien fraîches, enfin pas tous quelques uns préfèrent boire du Perrier pour faire honneur à la source qui n'est qu'à 15 km de Nîmes très exactement à VERGEZE. La légende dit qu'Hannibal se serait désaltéré à cette source avant d'aller essayer de conquérir Rome. Si notre ami Bernard L avait été présent il aurait pu organiser une petite visite, mais je ne suis pas sur qu'elle ait eu beaucoup de succès. Bref je m'égare encore, mais un peu de culture ne fait pas de mal. Donc une fois la première soif étanchée, nos amis des CROCOVALIE disposent des tables sur la terrasse du club housse, sur lesquelles ils répartissent harmonieusement, Whisky, Ricard, Rhum, Perrier, Coka, glaçons (Et vue la chaleur y en a besoin), cacahuètes et autres amuses gueules. Pour faire honneur à nos hôtes nous gouttons à tout. Attention il faut tenir jusqu'à la soirée au « CARRE ROSE ». Au bout d’une heure, et oui il est déjà 14h30, le président des CROCOVALIE monte sur une chaise et fait un petit discourt. Il remercie toutes les Équipes, sort quelques blagues, j'avoue que je n'ai pas tout entendu, mais je suis certain que c'était bien. Échange de cadeaux entre les présidents. Dgel et Sam veulent prendre la parole, mais personne ne les entend, mais là aussi je suis sur que c'était très bien. On nous demande de passer à table. Vu qu'il n'y a plus rien à boire on s'exécute. Les tablées se forment par affinités, je veux me mettre avec les jeunes mais il ne reste plus que des places avec les vieilleries CHEUCH, GILOU, Michel, Jacky, heu ! encore pardon Jacky et Michel, Nigel, Dgel, ha non il y a un jeune, Gaby qui a du se perdre. Le service tarde un peu alors on boit du rosé et du rouge. Pour faire plaisir à notre ami Dudu, qui n’a pas pu être présent, on entonne un petit « hegoak ». Malgré son absence on s'en sort pas trop mal. Il ne manque plus que le Yéti pour taper à grand coup de poing sur la table. 15H30 les premiers plats arrivent. On aura jamais le temps de manger et de partir à l'heure pour la corrida (17h30). Il faudrait qu'on parte vers 16h30 maximum. On arrive qu'en même au dessert et là Sam monte sur sa chaise et demande le silence. Il informe l'assistance que chez les CHARNEGOUS il y a une tradition qui s'appelle le « MALESTRUC » qui veut, que la plus belle « bourde» commise par un CHARNEGOUS soit récompensée par le port du MALESTRUC, qui en l’occurrence est un déguisement de vache et une perruque blonde. Pour cela une commission se réunit et désigne des récipiendaires. Qu'elle n'est pas ma surprise d'entendre mon nom, pour une raison tout à fait farfelue. En effet il m'est reproché d'avoir, ici même il y a trois ans, fait mon jubilé en disant « C'est ici que j'ai commencé le rugby et c'est là que j'aimerai raccrocher les crampons ». Je reconnais qu'à l'époque j'avais été porté en triomphe au milieu de cette même salle par Dudu et Gilou au son de la Cazérienne et que l'on m'avais remis un polo collector. Je tiens à souligner, d'une part que tout cela est du passé, et d'autre part que généralement le MALESTRUC est remis pour une bourde commise sur le terrain. Malgré cela j'accepte de me parer de cette tunique, aidé en cela par LAPLANTE qui avait également été nominé et bien content de ne pas avoir enfiler cette tenue. Il fait un peu chaud sous cette peau de vache. Il est 16h30 nous avons réussi à terminer notre repas et ceux qui vont à la corrida sont obligés de partir. Nous prenons congés de nos hôtes en étant sur de les revoir dans la soirée.
En passant près des tables je me fais tâter les pis, ça fait tout drôle. Certains d'entre nous restent sur place. Connaissant l'hospitalité des CROCOVALIE il y a un risque, mais bon...... Je vais être obligé de vous parler encore un peu de moi. En effet qui aurait pu prévoir qu'un jour à 60 piges je serais amené à traverser Nîmes, ville qui m'a vu grandir, habillé en vache avec une perruque blonde sur la tête. Sûrement pas moi. Bon l'avantage c'est que personne ne me reconnaîtra. Donc nous voilà à la gare routière. Nous devons traverser une première place puis toute la gare ferroviaire, et remonter l'avenue FEUCHERES qui, en longueur, ressemble étonnamment aux Champs Élysée, avant d'arriver enfin aux arènes. Bizarrement chaque fois que je veux parler avec un CHARNEGOUS il accélère le pas. Je me retrouve donc seul à remonter cette immense avenue. Je reconnais que ça fait drôle quand tout les passants vous dévisagent. Je vous rappelle que c'est jour de corrida et que des centaines de CRS sont déployés autour des arènes. On ne sait jamais si des anti-corrida se promenaient dans le coin. Bon que les passants te dévisagent ça fait drôle, mais quand se sont les CRS qui te pointent du doigt, discutent entre eux et te regardent à nouveau, tu te poses sérieusement des questions.... est-ce judicieux de se promener déguisé en vache prés des arènes un jour de corrida ??? Je baisse la tête et fais semblant d'avoir des copains, qui eux pressent le pas comme s'ils voulaient m'éviter. « Oh les gars ! on est pas en retard pour la corrida». On rentre enfin à l'hôtel et je me dis que je ne vais pas pouvoir aller à la corrida habillé comme ça . Mais n'écoutant que mon courage, je tente le coup, et pour ne pas gêner mes camarades je pars seul de la chambre. Pour m'engager sur la place des arènes je suis obligé de passer entre deux cars de CRS, je les regarde droit dans les yeux et je fonce, hé là ! 2 CRS m'attrapent par les épaules 2 autres par les pattes avants et j’atterris droit dans leur car. Ils commencent à me questionner sur ma tenue de vache, ils me parlent d'anti corrida, de trouble à l'ordre public. Moi je tente de leur expliquer le MALESTRUC, ils rient, enfin pas tous. Sentant que mon histoire de MALESTRUC ne marche pas, je me retranche lâchement derrière mon ancienne fonction et leur dis que je vais leur présenter ma carte, mais elle est dans mon pantalon sous mon déguisement de vache. Il faut qu'ils m'aident à l'enlever. Là je sens qu'ils ne rigolent plus donc, je me désape seul. J'arrive à trouver ma carte et la leur montre. Ouf ! Sauvé. Ils veulent garder la peau de vache et la perruque, mais à force de persuasion je réussis à récupérer le tout en promettant que plus personne ne les porterait durant toute la féria. Sous cette seule condition ils acceptent de me laisser partir.
Bon alors ça c'est ce que j'ai raconté à tous les CHARNEGOUS qui me demandaient pourquoi je ne portais plus le MALESTRUC. Je leur ai même dit que s'ils ne croyaient à mon histoire, je pouvais leur en raconter une autre. Je sais c'est pas beau de mentir mais à 60 piges je vais pas me balader dans les arènes de Nîmes et au CARRE ROSE habillé en vache j'ai droit à quelques privilèges. Toutefois des photos de la vache sont visibles sur notre page facebook. Voilà , assez parler de moi, revenons à la corrida.
Mano à Mano PONCE / CASTELLA. Nous prenons la longue file d'attente pour pénétrer dans ce majestueux monument de 22 mètres de haut, construit il y a plus de 1000 ans (120 Ap JC). Le soleil est Éblouissant, il se reflète sur ce parvis fait de pavement mosaïqués qui s’accorde parfaitement avec la pierre blanche des arènes. Nous entrons par l'une de ces arcades monumentales, dans les immenses galeries qui nous mènent aux escaliers monumentaux. Après les avoir escaladés nous arrivons tout en haut de l’amphithéâtre. On domine NEMAUSUS, au loin la maison carrée, les jardins de la fontaine, la tour magne. Au pied les bars où se trouvent le reste de l’équipe qui n’assiste pas à la corrida. Bon je m'arrête là pour la visite guidée. Je suis en compagnie de connaisseurs, Dgel, Gilou, Sam, Cheuch, notamment Michel. Le paseo vient de commencer, on s'installe en silence. A la sortie du premier toro Michel (Notre spécialiste) dit « Tu vas voir celui la c'est un des meilleurs toro de la soirée». Alors je reste attentif et effectivement dès son entrée il tombe à genoux et a du mal à se relever, ça promet, merci Michel (Jacky n'est pas là ). CASTELLA a beaucoup de mal avec cette carne. Le deuxième toro se présente et Michel me dit « Celui là il est pas bon ». Alors je commence à discuter avec Dgel qui comme moi est un fin connaisseur et là j'entends des Olé ! Olé ! Olé ! PONCE est entrain de couper une oreille. Merci Michel! Avant que ne sorte le troisième toro, je ne vous blague pas, Michel me dit « Sur le papier c'est le meilleur toro de la soirée.... ». Alors sur le papier je n'en doute pas mais sur le sable des arènes de Nîmes ?...... J'ai quand même l'impression que PONCE est meilleur que CASTELLA et au quatrième toro, qui toujours d'après Michel n'était pas bon, il fait deux oreilles et certains demandaient même la queue. Bon, bien sur comme d'habitude j'exagère, Michel est un fin connaisseur et je suis un peu de mauvaise foi. Il est vrai qu'avec Dgel on est surtout venus à la corrida pour ne pas avoir à suivre les autres au bar. Il faut qu'on tienne le coup pour la soirée et cette parenthèse tauromachique nous a fait du bien. Au cinquième toro Dgel me dit « J'ai mal au c.. on s'en va ? ». Tant bien que mal nous descendons les énormes marches jusqu'au parvis. Il faut dire que les 4 matchs du matin commencent à peser dans les jambes. On va se reposer un peu pour pourvoir faire la fête ce soir. ça va être chaud.
Mais ça c'est une autre histoire que je vous raconterez (ou pas), si vous le demandez bien sur.
Nîmes La soirée de samedi et le retour(Suite N°5 et fin)
Vu le nombre croissant de demandes (trois) je vais vous raconter la soirée de samedi. Personne ne va être oublié (épargné). Vous voulez du croustillant, du sulfureux, de l’émoustillant, du grivois, ...... Et bien que nenni, chez les CHARNEGOUS on sait se tenir (ou pas). Rendez-vous pour une soirée privée au “CARRE ROSE”, (Gilou a du passer par là). Nous sommes prêts, pomponnés, parfumés, sapés comme des milords. Certains ont fait la raie au milieu, d’autres sur le côté, d’autres encore ont les cheveux gominés vers l’arrière, enfin pas beaucoup car la majorité n’a presque plus de cheveux. Nous retrouvons ceux qui étaient restés au club house des CROCOVALIE. Cédric L vient vers moi est me lance “Ca va beau-papa...” ou la ! quand il commence à m’appeler beau-papa c’est qu’il est bien. Ca se confirme en croisant LAGAFF qui était resté lui aussi au club housse. Il veut que je l’accompagne pour aller au CARRE ROSE car il ne connaît pas le chemin. Il a encore un verre à la main et a du mal à garder le cap. La soirée ne fait que commencer, vont ils tenir le coup? that is the question. Justement puisqu’on parle la langue de Shakespeare où est notre Nigel. Est-il remis de sa soirée d’hier? Ah! je le vois il a l’air sérieux et on ne peut pas le louper, il a mis son maillot de “west ham”. On doit tous se rejoindre pour 20h45 au CARRE ROSE. On part par petits groupes. Certains accrochent le wagon car ils ne se rappellent plus le chemin. On contourne les arènes et on s’engage dans la rue FRESQUE, charmante petite ruelle pavée, bordée de bars et autres péna. Aïe aïe aïe ! on va en perdre en route. On repasse devant le 421 un petit arrêt, devant le je ne sais plus quoi, un petit arrêt, les péna sont toutes aussi accueillantes les unes que les autres. Bon il faut avancer....
Enfin nous arrivons devant le CARRE ROSE. On montre nos passes (un petit bracelet rose bien fixé autour du poignet). “Nous sommes attendus!” dit-on fièrement. On nous ouvre les portes en grand. On passe sous un porche qui donne sur un patio CARRE et vous me croirez si vous voulez les spots diffusent une lueur ROSE. Gilou va être aux anges, d’autres un peu moins. Tout en rasant les murs, on ne sait jamais, on s’avance dans le patio. Côté droit une grande scène avec un DJ, il a un peu plus de cheveux que Dominique notre DJ des fêtes. Sur la droite un bar de trente mètres avec trois magnifiques serveuses, on est un peu rassuré. Au centre du patio quelques manges debout nous tendent les bras. Au fond à droite deux poêles géantes accueillent généreusement la paella qui va nous être servie un peu plus tard. Le tout est couvert par un chapiteau en toile. Nous sommes les premiers, on investit les lieux. Petit à petit la famille CHARNEGOUS arrive et bien sur direction le bar. Les serveuses tirent les premières bières. Certains, pas encore bien remis de la veille, commandent du coca ou du perrier, mais ça ne dure pas longtemps. L’ambiance monte. Les tapas arrivent sur les tables on se jette dessus. La bière commence à faire son effet, il est temps de passer au rosé, au blanc, au rouge, bref la soirée s’engage sur de bonnes bases. Nous sommes rejoint par les CROCOVALIE et les autres équipes que nous avons rencontré en matinée.
Après quelques heures de dégustation des différents produits proposés sur la carte, le patron du CARRE ROSE s’inquiète de notre santé et demande si nous nous sommes servis en paella. “Ne t’inquiète pas dès qu’on a fini l’apéro on y va!”. Il est 23 heures. Voyant que nous traînons un peu il demande à ses serveurs de nous amener la fameuse paella. Les assiettes généreusement garnies arrivent jusqu’à nous. Pour faire passer tout ça il faut quelques nouvelles bouteilles de rosé et un peu de blanc.
La musique est bonne et ça commence à guincher. Brice s’attaque à des Rocks endiablés, Laplante lui emboîte le pas. Eric malgré cette musique continu a danser la sévillane entamé la veille. Gilou, Cheuch, Michel, Coincoin dodelinent de la tête pendant que Lamille, Peio, Glocky et autres Jean-Mi, Fabien, Olivier, Téva ou encore les Bertrand, Xavier, David, Gaby dansent comme des pros. Par moment on croit retrouver des John TRAVOLTA, ou même des Fred ASTAIRE. Seul David R a du mal à danser, il se ressent encore des affres des matchs du matin (Il a mal au cul). Les nouveaux venus sont un peu plus discrets, mais nul doute qu’ils vont vite se dérider, notamment en prenant exemple sur notre V...... national qui, alors qu’un magnifique Paquito se mettait en place au centre du patio n’a rien trouvé de mieux de baisser son “froc” et de sauter sur ces pauvres gens qui tendaient les bras. Quelques jeunes filles effarouchées on mis une main sur les yeux pour pas voir ça, en écartant un peu les doigts quand même. Tout se serait bien passé s’il n’en avait pas assommé une avec son ....... Pour combler le tout un des deux pilars de 140kg c’est jeté lui aussi sur les bras tendus, qui ne le sont pas restés longtemps. Ne vous inquiétez pas il n’y a pas eu de blessé. Bref la soirée est lancée. Après avoir fini nos paellas, la soirée est ouverte à tous et le patio est envahi par une horde de festayres. Sur la piste de danse la place se fait rare, mais on ne lâche rien.
Gilou se lâche enfin, il danse un Rock avec une serveuse, pas de soucis pour Domi ils sont chacun d’un côté du bar. Il faut que je fasses attention à l’heure. A ma montre il commence à se faire tard. Plus l’horaire avance plus la place se fait rare. “On bouge!” lance Cheuch en finissant son verre de blanc. Un signe de la main aux autres pour indiquer notre départ et on se faufile jusqu’à la sortie. On va pouvoir enfin rentrer se coucher. “Mais non!” Dit Cheuch on va faire un tour à PABLO ROMERO. Ça lui réussi bien le blanc à Cheuch. Gilou, Michel, Manu et moi on ne veut pas y aller, mais on ne va pas le laisser traverser cette ville en fêtes seul. On ne sait jamais ce qu’il peut lui arriver. Donc la mort dans l’âme nous nous dirigeons vers PABLO ROMERO. Bien sur nous ne prenons pas le chemin le plus direct. Passage obligé par la MAISON CARRE, alors là merci! On se croirait rue de la fontaine d’eau chaude à dax puissance 10. Au bout d’une heure d’effort on arrive boulevard Victor HUGO où on respire un peu mieux. C’est là que Manu dans un éclair de lucidité nous explique qu’il a passé toute son enfance à Nîmes et qu’il connaît un “RACCOURCI”. On s’engage donc dans des petites ruelles, de jour j’aurai trouvé ça touristique, mais de nuit je dirais plutôt coupe gorges. Pas un festayre à l’horizon. Au passage Manu nous explique : “ici c’est la où j’ai habité”, “là j’ai connu ma première petite copine”, “là j’achetais des chocolatines”, “là....”. Putain on s’en fout Manu. Au bout d’une bonne heure de marche on reconnaît l’entrée du PABLO ROMERO. On montre notre passe du CARRE ROSE et on ne comprend pas, on ne peut pas entrer? Bon on discute avec les videurs on leur explique qu’on est les CHARNEGOUS et patati et patata, que vu la file d’attente qu’il y a pour entrer on aimerait passer devant les autres . Soit on est de bons baratineurs soit on les a trop soulés, leur chef fait signe de nous laisser passer. Et c’est là qu’arrive le MANNEKIN PIS, oui vous savez celui qui c’est fait viré la veille au soir du CARRE ROSE. Donc le MANNEKIN PIS arrive est dit “Ils vont pas commencer à nous emmerder ces videurs!!!”. Je l’attrape par les épaules et lui demande poliment de se taire. Heureusement le videur n’a pas entendu ou il a fait semblant de ne pas entendre. Il nous laisse donc entrer. Derrière nous s’engagent toute la tribu qui bien qu’étant parti du CARRE ROSE une heure après nous est arrivée en même temps que nous. Merci qui?
On se trouvait un peu serré au CARRE ROSE mais là c’est de la folie. On arrive à se frayer un chemin jusqu’au bar et vu le nombre et la carrure des CHARNEGOUS nous établissons un “no man’s land” au tour de nous. On en a un peu marre de boire du rosé ou du blanc, on va prendre du vert, PIPPERMINT pour tout le monde. Et c’est reparti mais pour seulement quelques minutes vu l’heure à ma montre il est “minuit trente”, enfin je crois. La soirée, ou plutôt la nuit est chaude, on transpire plus que sur le terrain et plus on transpire, plus on a soif, plus on a soif, plus on boit, plus on boit plus on a chaud et plus on a chaud, plus on transpire et........... On tourne en rond. On danse, on chante, on rit, on fait le concours de celui qui à la langue la plus verte, because le PIPPERMINT, enfin tout va bien on passe encore une super soirée. Mais il va falloir rentrer il est bientôt “minuit trente”. Il faut que je ramène les vieux, les jeunes vont rester encore un peu. Tout à l’heure il faudra prendre le bus pour rentrer à DAX.
Nous regagnons tant bien que mal l’hôtel et après une bonne douche au lit. Malgré le peu de temps de sommeil il y a du monde au petit déjeuner. Il y a de tout, des réveillés, des endormis, des tout pâles, des tout rouges, des encore tout verts, des qui se sont trompés de chambre. Et là bien sur on se la raconte, la soirée. On rit encore plus que lorsqu’on y était, parce qu’on a pas assisté à tout. Chacun y va de la sienne et en rajoute un peu. Le voyage retour va être long. Direction le bus. Avant le départ on se compte, tout le monde est là. Notre chauffeur qui lui est bien reposé, démarre. Sur la route du retour pas de pause café. On s’arrête vers 13h00 au bord de l’autoroute pour déjeuner. On a 45 mn. Ce sera un repas froid, en parlant de froid la température a bien chuté. Certains prennent quand même l’apéro, rhum, bière, avant de manger et boire un coup de rouge. Tout le monde met la main à la patte pour ranger et on est reparti pour la dernière ligne droite.
A notre arrivée à DAX nous sommes attendus, même TOTO est là, il veut un compte rendu, mais on ne peut pas tout lui raconter, on a pas le temps nécessaire. Voilà encore un SUPER moment passé avec des amis. Il nous restera les souvenirs qui ne vont jamais disparaître, mais bien au contraire, vont s’étoffer, se déformer, s’amplifier, pour rester graver dans le livre d’or des CHARNEGOUS.
VIVEMENT LEPROCHAIN VOYAGE.