Portugal 14 février 2025

Bien que cela me porte peine ;), je vais tenter de vous narrer les « exploits », au sens propre comme figuré, de nos Charnégous en terre lusitanienne. Nous allons défier les loups « OS LOBOS » du Portugal. Bien sûr, ce court récit s'adresse principalement à ceux qui n'ont pas pu venir, mais je pense qu'il servira aussi à certains qui n'ont pas supporté les mojitos et autres boissons alcoolisées.

Chapitre I « Le voyage aller »

Tout à débuté un vendredi matin, aux aurores. Rendez-vous devant le stade Maurice Boyau à 07h15, départ à 07h30. Comme d'habitude lors de ces départs matinaux, les croissants et chocolatines nous attendent. Le bus TOUYAROT arrive. Quelle stupeur de voir, Christophe, notre chauffeur habituel, avec une perruque. Il sort du bus et nous demande, avec une voix douce, de l'appeler Agnès. Quelle mouche l'a piqué ? Bon, on ne va pas le contrarier, on va l'appeler Agnès tout le long du voyage. Le seul problème, c'est que LAPLANTE ne pourra pas nous faire profiter de ces films instructifs, dont un restera en mémoire des plus anciens, sur la manière d'envelopper les rosettes de Lyon dans un filet. Bref, nous chargeons nos sacs et autres valises (encore intactes) dans les soutes. Les sénateurs se placent à l'avant, les jeunots, ou ceux qui croient encore l'être, à l'arrière. « Agnès » ferme les portes et nous voilà partis pour........ faire le tour du rond-point. He oui, la route est coupée. Ça commence bien. Ce court demi-tour a permis à notre trésorier CHINON de compter les voyageurs. Nous devions être 35 et effectivement... nous sommes 34. Il nous manque un « Marcassin ». Le pauvre à du rester au chevet de ses enfants, mais nous pensons à lui, comme à tout ceux qui ont du annuler leur participation à ce voyage éducatif.

Direction l'aéroport de Bilbao. 2H30 de bus, sans les films de LAPLANTE, ça va être long. Mais non, nos Gentils Organisateurs ont tout prévu ; remise des chemises (très belles qualités bravo). Elles sont classées par tailles grâce à notre ami Gaby. Essais immédiats pour certains. Bien sûr, on entend des « Oh ça taille petit » « J'aurai du prendre la taille au-dessus » « Pourtant, je n'ai pas grossi », bref la mauvaise fois n'est pas l'apanage des sénateurs.

David prend la parole pour nous expliquer le déroulement de notre séjour. Avec les autres G.O ils nous remettent les billets d'avion en précisant bien, qu'il y a l'aller et le retour. Il cède le micro à Dgel qui, comme à son habitude, nous fait don d'un discours plein de bon sens et de sérieux. Il nous rappelle que « la responsabilité de chacun engage la responsabilité de tous …. Euh ! la responsabilité d'un seul engage celle de chacun des autres... Euh ! Chacun engage sa responsabilité vis à vis des autres et de chacun. » Putain, j'arrive jamais à la retenir celle-la. Bref, amusez-vous, mais ne dépassez pas les bornes des limites et respectez nos hôtes. Je plaisante, mais ces mots sont forts et doivent être entendus par tous.

Arrivée à l'aéroport les fumeurs se jettent sur leur cigarette avant d'entrer dans le hall. On se rassemble et on avance à la queue leu leu jusqu'au guichet d'enregistrement. Chacun dépose soit son sac, soit sa valise sur le tapis roulant. Celle de LAMILLE est encore entière. Je la vois encore, bleu métallisé qui scintille sur le tapis et qui disparaît derrière le comptoir d'enregistrement. La journée commence bien tout le monde à sa carte d’embarquement en poche et sa CNI en main, plus que quelques longues minutes avant l'embarquement pour LISBOA. On en profite pour, soit casser une petite croûte, soit sortir fumer ses dernières cigarettes, soit flâner dans l'aéroport.

Ça y est l'embarquement est annoncé, à nouveau à la queue leu leu derrière le responsable Guillaume. On vérifie que rien ne va sonner lors du passage sous les portiques. Pas de marteau pas de pointes pas de tenaille dans les sacs (Petit souvenir de l'Angleterre). Et bien croyez le ou pas notre LAMILLE, encore lui, se trimbale avec …... un couteau et oui rien que ça. Et pas un couteau suisse, non, le couteau de chasse, vous savez le même que RAMBO. Bon, j'exagère un peu, mais il a bien un couteau. On apprendra plus tard que c'est sa chère et tendre épouse qui l'a glissé exprès dans le sac pour qu'il ne parte pas. On ne va pas rentrer dans des histoires de famille. Et de deux pour LAMILLE. Mais vous verrez plus tard qu'il ne s'est pas arrêté là. Il faut dire que c'est un peu le roi de la fête avec son jubilé en vue. Voilà, on est tous dans l'avion. Il ne fait pas très beau dehors le vent souffle. Le voyage va être sportif. À vrai dire, pour une fois, je suis content que Titi « Le fléau » ne soit pas assis à côté de moi. Il y a tellement de turbulences qu'il m'aurait lacéré le bras. Désolé mon Titi. J'ajoute qu'à l'atterrissage à LISBONNE le pilote a fait un « touch and go 2 » posé/redécollage (C'est comme ça qu'on disait quand je pilotais les rafales sur les porte-avions). On a donc fait une boucle pour atterrir en glissant d'un côté puis de l'autre. Enfin, on sort de l'avion un peu pâle mais entier. On récupère nos bagages. Et c'est là que LAMILLE récupère sa boule à facettes, euh pardon, sa valise, qui scintille toujours autant, mais qui présente, comment dire, des côtés supplémentaires. Bref, elle est explosée.

Le bus de nos hôtes nous attend. CHINON fait le compte, nous sommes bien 34. Nous recevons un message avec la répartition des chambres. 1 Briçou-Dgel-Dédé-Doutxi-Peio-Yep Yep (Va y avoir du brouillard.) 2 Cheuch-Lhermitou-Nigel-Dudu-Le doc-Jubilatoire (Ça va rentrer tôt et ronfler.) ; Jo-Ama-Olive-Sam-Greg-Jean-Ba (Ça va rentrer tard et dans quel état ?) ; 4 Bakkies-Laplante-Lamille-Petit Pierre-Elian-Téva bien-Mat-Guillame- Le G  (Le jubilatoire du week-end va tout péter ou pas.) ; 5 David-Eric-Travolta-Reine des neiges-Titi-Chinon-JR-Habtj le guitariste (Ils ne vont pas laisser leur part aux chiens sur les pistes de danse.)

Durant ce court trajet entre, l'aéroport et l'hostel. Nous procédons à la remise des nouveaux maillots. Les sénateurs présents, sont chargés de les donner à ceux qui les ont remplacés sur le terrain. J'ai l'immense honneur de remettre ceux de Bakkies – Big Jo et Jérôme. Je vais même en remettre un à notre Cheuch quel plaisir. Dans la même lignée, notre Dudu (Pas encore Doudou) remet leur maillot aux jeunes premières lignes. Je dois dire que les gabaries ont beaucoup changer. En effet Dudu se met dans l'allée centrale du bus et appelle les récipiendaires, mais derrière sa carrure imposante, ils ont l'air si légers. Le président reprend le micro pour annoncer la composition de l'équipe qui jouera demain. Pas de surprise. Mais il ajoute les fameux « 4 fantastiques » qui joueront les finisseurs. Nigel – Peio – Laplante et le nouveau Jubilatoire LAMILLE. Je reconnais que je suis un peu déçu de ne pas être nommé pour accompagner LAMILLE dans cette épreuve, oh ! combien difficile.

Voilà, il est 14 heures, nous arrivons enfin à l'hostel. Nous posons nos affaires dans une salle prévue à cet effet avant de partir manger. Il est vrai que je commence à avoir un petit creux. Les vieux ça mangent à midi pile. Nous allons nous retrouver dans un petit restau sympa à 300 mètres de l'hostel. Il pleut des cordes. Il faut se souvenir du menu qui nous a été proposé quelques jours avant le départ. Certains ont pris du bœuf et d'autres du ….. Bacalhau. Je suis sûr que quelques-uns ne vont pas s'en souvenir.

Mais ça, c'est une autre histoire, que je vous raconterai, ou pas, si vous le demandez.  


Chapitre II – Le repas et l’après-midi culturel

Nous nous sommes quittés au pied de l'hostel. Oui je sais, certains doivent se dire que je ne sais pas écrire hôtel, mais, après avoir demandé à notre voyagiste Guillaume, hôtel = Confort et services – Intimité – Prix +++ et hostel = Ambiance – Chambres partagées - Prix ---. Nous on préfère l'ambiance et les chambres partagées. Alors nous sommes bien au pied de l'hostel, prêt à nous rendre au restaurant que, Sam, notre guide de week-end, nous a dégotté en venant faire du repérage quelques jours auparavant. (Chapeau bas, quelle organisation!). Petite précision il pleut des cordes, et le restaurant est soit disant, à 300 mètres. On s'équipe avec les uns, des kways, d'autres ont prévu le parapluie, et d'autres enfin …. vont se tremper. En fait, j'ai calculé, mais je pense que le restaurant était à un bon kilomètre ou alors c'est la pluie qui donne cette impression. Bref, on arrive devant le restaurant, qui ne paie pas de mine, mais qui va être un des meilleurs endroits de notre séjour (Merci Sam). On investi les lieux. En nous voyant arrivé les quelques clients encore présents s'empressent de nous laisser la place. En fait, on va privatiser le restau pendant tout notre séjour. On s'installe. Dans sa langue natale, Sam passe commande de quelques bières et autres verres de rouge et de blanc pour faire passer les quelques gouttes d'eau qui nous sont tombées sur le râble. Puis vient le moment des commandes, vous savez les commandes qui ont été actées il y a plusieurs semaines, soit du bœuf, soit du bacalhau. Et bien sûr, il y en toujours un qui veut changer d'avis au dernier moment. « J'ai pris du Bacalhau, mais je préfère le bœuf » Dit-il. David, notre coprésident, qui prend les commandes répond « Ah ça y est ça commence » voyant que ça dérangeait le trublion dit « Non tant pis, je prends du bacalhau, mais j'aurai préféré le boeuf », David commence à devenir tout rouge « Bon, tu veux quoi » l'autre emmerd... « Non, mais fait ce que tu veux, mais le bœuf, c'est bon et s'il n'y en a pas, je prendrai du bacalhau » David prend une grande respiration « Tu nous emmerde, tu veux quoi ? » « Bon ben du bœuf alors » et J'AI eu du bœuf, enfin, je crois. Après ce petit intermède, le repas suit son cours, les plats arrivent, le vin aussi, d'abord en carafe puis bouché. Les bouteilles défilent, les rires s'envolent au-dessus des tables. Bref, on a bien mangé et l’après-midi commence bien.

Nos GO nous ont concoctés, une petite sortie. En voyant les trombes d'eau qui nous attendent dehors, on a plutôt envie de rester bien au chaud dans ce petit restau très sympathique. Mais c'est sans compter sur la perspicacité de notre voyagiste. On voit arriver une nuée de personnes avec des parapluies. Ils nous demandent de nous serrer deux par deux sous ces protections contre l'humidité et de les suivre quelques mètres plus hauts jusqu'à une petite place où se trouvent stationnés 6 TOUK TOUK. Oui oui ! vous avez bien lu des Touk-touk ou tuk-tuk ou ตุ๊กตุ๊ก en thaïlandais. Je reviens juste sur le cortège des Charnegous deux par deux sous les parapluies, se tenant par le bras ou se serrant épaules contre épaules, avec le bras autour du cou, j'en ai même vu se tenant par la taille posant la tête sur l'épaule de son voisin. C'était émouvant et inquiétant en même temps. Nous voilà donc 34, plutôt costauds pour ne pas dire enrobés pour certains, à devoir monter dans 6 touk-touk prévus pour 6 personnes normalement constituées. Tout le monde regarde où se trouve Dudu, Briçou, Jo, pour ne citer qu'eux, afin de choisir un autre véhicule. Bon moi, je n'ai pas de peau, je me trouve au milieu, entre JR et Travolta. Ce n'est pas que leur compagnie me déplaît, bien au contraire mais, à chaque montée ou descente du TOUK TOUK il faut un chausse pieds. J'aurai bien envie de chanter « les sardines » de Patrick Sébastien, mais je n'ai plus beaucoup d'air dans les poumons. Heureusement, les véhicules sont équipés de bâches plastiques transparentes, malheureusement la chaleur dégagée par les bœufs à l’intérieur nous empêche de voir ce qui se passe autour de nous. Heureusement, notre guide, qui connaît sa ville sur le bout des doigts, nous explique toute l'histoire, mouvementée, du Portugal et principalement de cette belle ville de LISBONNE. « À droite, vous avez le quartier pauvre » « À gauche, vous avez le quartier riche » « À droite, vous avez l'église SAINT-ANTOINE DE PADOUE » « à gauche, vous avez l'église SAINT-VINCENT (pas de Paul) ». Alors à chacune de ses interventions, nous frottons les bâches plastiques pour enlever la buée.

Heureusement, la pluie a cessé. Malheureusement, on se demande où ils ont trouvé tous ces putains de pavés qui jonchent toutes les rues que l'on emprunte. Lorsque l'on fait la remarque à notre guide, il nous répond « De quoi vous vous plaignez, en plus de la visite, vous avez droit à un massage gratuit ». J'ai connu des massages en Thaïlande plus agréables que celui-là. Bon, j'abrège un peu, mais je suis obligé de vous raconter quelques détails savoureux. Premier arrêt au sommet de la colline SAINT-GEORGES pour quelques photos du sommet de la plus haute colline de LISBONNE. Magnifique panorama sur la ville, le Château Saint-Georges, la statue du crito rei, le Tage.

Nous repartons et après avoir traversé une autre partie de la ville et vue d'autres merveilles comme l'ascenseur Santa Justa, tous les tramways d'époque et autre funiculaire, qui circulent sans arrêt, et les statues de Christophe Colomb, nous faisons un deuxième arrêt place sao domingo, pour déguster le fameux Ginjinha, ou plus simplement Ginja liqueur traditionnelle portugaise à base de cerises griottes. Alors comment dire ? la liqueur ça va, mais les griottes ce n'est pas ça.

C'est à partir de cet endroit que notre Dudu est devenu Doudou. Comme sur beaucoup de places à touristes, il y a des gens qui font la manche et là, on en voit deux, un qui joue de l'accordéon et l'autre du tambourin. Un des Charnegous leur susurre à l'oreille, on est là pour fêter l'anniversaire de Dudu. Et c'est parti, nos deux artistes se mettent à jouer et à chanter « Joyeux anniversaire Dudu » qui grâce à leur, charmant, accent portugais se transforme en « Joyeux anniversaire Doudou ». Il va se l'entendre pendant au moins trois jours, à moins que ça ne traverse les Pyrénées pour arriver jusqu'à Dax. Bon comme tout à l'heure, j'abrège, parce que vous allez en avoir marre de me lire. On reprend la route pavée pour notre troisième arrêt dans une superbe petite rue, ou nous allons pouvoir déguster le fameux Porto du Portugal avec une autre spécialité à base de … Bacalhau. Bon, cette fois, je ne demande rien, je fais comme les autres, je mange et je bois. D'autant plus que notre trésorier avec l'accord des coprésidents nous explique que c'est lui qui régale. Je ne veux pas dire, mais ça change de l'ancien trésorier, que je ne nommerai pas. Pardon mon ami. Encore un bon moment passé tous ensemble. Mais il est temps de rentrer à l'hostel pour se préparer pour la première soirée, qui je vous l'assure sera très calme. Le match du lendemain oblige.

Mais ça c'est une autre histoire que je vous raconterai, ou pas, si vous le demandez.


Chapitre III – La première soirée


J'avais oublié de vous dire que les TOUK TOUK étaient électriques, donc certains pensent qu'on vient de sauver la planète, vous verrez plus tard que ce n'est pas trop le cas, mais ça c'est une autre histoire que je vous raconterai dans le dernier chapitre.

Pour l'instant, nous sommes tous rentrés dans nos chambrées. Je ne vous ai pas encore décrit ces chambres spacieuses et hautes de plafond. Il faut au moins ça pour loger 6, voire 9 Charnegous par chambrée. Elles sont donc avec un plafond à au moins 4 mètres. On est habitué à dormir dans des lits superposés à un étage, là, il y en a deux. Dès qu'on rentre dans la chambre, on entend « moi, je prends le lit du bas ». Comme il est inconcevable de dormir à 3 dans le même lit, il va falloir faire des concessions, voire des compromis. Tirer à la courte paille ? Non ! Les plus gros en bas, les plus jeunes en hauts ? C'est difficile y a des jeunes gros et des vieux maigres. Dans notre chambrée, Dudu choisit en premier. Il est, jeune, et prend le lit du bas(?). Cheuch aussi (?). Bon pour le premier étage, je me dévoue avant que quelqu'un ne me pique la place au-dessus de Cheuh. Nigel en fait de même au-dessus de Dudu. Vient le temps d'attribuer les places du haut. LHERMITOU grimpe lestement au-dessus de Nigel. C'est un peu plus difficile pour le Doc. Arrivé en haut, il s’aperçoit qu'il a le vertige et à du mal à descendre. Il faut dire que l'escalier pour atteindre les étages est très particulier, on ne sait pas avec quel pied l'attaquer. Il s'agit de marches en bois, bricolées et montées de guingois. Enfin, on se met à deux pour faire redescendre le Doc. Il décide de jeter le matelas par terre. Il a certainement prévu de rentrer tard et il veut pouvoir atteindre son lit sans réveiller les autres. On fait le tour des chambres et on peut constater que d'autres ont fait la même chose, plusieurs matelas sont à même le sol.

Je crois me souvenir que c'est à ce moment-là, que Dudu sort une bouteille d'armagnac. Il nous dit de sa voix fluette « Celle-la, elle doit disparaître rapidement ! ». Bon, on ne va pas le contrarier.

Rendez-vous 20h30 au pied de l'hostel. Tout le monde se pomponne, on fait la queue pour la douche. Les rasoirs sont de sortie. Ça commence à sentir l'after shave et pour les plus fortunés le Paco Rabanne, l'AZZARO, il me semble avoir même reconnu le CHANEL N°5, chacun ses goûts. Je ne vous dis pas les effluves dans les couloirs. Le dress code est de rigueur, polo veste.

Si certains se demandent où on va pouvoir faire la fête ce soir ? d'autres plus âgés se demandent où va-t-on manger et à quelle heure ? Il est déjà 20h40 et y a des vieux, que je ne nommerai pas, qui mangent à 19h00 tous les soirs. Heureusement notre guide spirituel et surtout linguistique, Sam, a pris les devants et à appelé le même restaurateur qu'à midi, qui est très heureux de nous recevoir une nouvelle fois. Il ne pleut plus. Nous faisons tous ensemble les 300 mètres qui nous séparent de ce petit, mais très sympathique restaurant. Il faut quand même vous le décrire un peu. Imaginez un petit restaurant niché dans une rue animée. Sa façade est entièrement composée d'une vaste baie vitrée qui laisse entrer la lumière naturelle(Quand il fait jour), offrant une vue imprenable sur l'agitation extérieure et vice-versa. À l'intérieur, les tables alignées créent une atmosphère chaleureuse et intime. Le comptoir, vitré, qui fait toute la longueur du mur de droite laisse découvrir des amuses gueules et autres desserts appétissants, ce qui ajoute une touche personnelle et accueillante. La lumière douce des luminaires suspendus contribue à l'ambiance conviviale, parfaite pour partager un repas avec des amis. Quelques-uns peuvent même s'installer près de la baie vitrée pour observer le va-et-vient des passants tout en dégustant leurs plats.

Nous sommes reçus, à nouveau, les bras ouverts. Vu l'heure, nous sommes les seuls clients. Ça va être une belle soirée.

Comme pour le midi, vin rouge, blanc, rosé, et de la bière pour les plus assoiffés. Un peu de fromage pour l'apéro, et les discussions commencent, les unes : sur la belle après-midi que nous venons de passer, les autres : sur l'heure à laquelle il faudra rentrer pour être en forme pour le match de demain. On jette un rapide coup d’œil sur le « crunch » des bleuets. Nigel nous montre son flegme tout Britannique en ne sautant pas de joie après la victoire des jeunes joueurs de la Rose. On éteint les téléphones et comme à midi, le vin aidant, on entend les premiers éclats de voix et de rires. Jusqu'à ce que Dudu se lève et murmure mélodieusement « Hum hum hum.... » Tout le monde se tait et reprend avec lui un « Hegoak » de derrière les fagots, vous savez celui qui met des frissons partout, celui qui fait taire même les plus loquasses. Les gens s'arrêtent dans la rue, collent leur nez contre la baie vitrée du restaurant, les yeux écarquillés, les oreilles tendues, pour ne rien rater. Un attroupement qui amène les policiers qui ce trouvent là, à faire la circulation devant les portes du restaurant pour éviter les accidents. Heu, bon, je m'égare un peu. Mais c'est le pied.

La soirée avance et je ne sais pas quelle heure il peut être. Nous décidons de faire rester ensemble et de déambuler dans les petites rues très animées. Après quelques mètres, nous trouvons un petit bar sympathique, Sam, encore lui, négocie avec le patron et réussit à avoir des prix défiant toute concurrence (Bon en même temps c'est le seul à parler Portugais). Les Rhums Coca et autres Mojitos commencent à arriver, Sam veut régler la première tournée, mais, là encore, notre trésorier, sûrement avec l'accord de la coprésidence nous dit que c'est lui qui régale, enfin lui non mais l'association.

Vu le monde qui se tient debout devant le bar, la rue est devenue piétonne. Bizarre, il n'y a pas que les verres qui circulent dans cette rue, on vient nous proposer des petits pochons remplis d'une poudre blanche. Aujourd'hui encore, je me demande pourquoi on nous a proposé du sucre pour ajouter au mojito. C'est bien assez sucré comme ça. Je savais que le prix du sucre avait augmenté avec la guerre en UKRAINE, mais à ce point-là ? Bref, on refuse cet ajout inutile.

Ça discute, ça rit, ça crie, ça vit quoi ! Mais l'heure avance et comme à chaque déplacement, je préviens CHEUCH qu'il est bientôt minuit. Il faut respecter le serment qu'on a fait à Gilou, nous rentrerons à minuit. C'est à ce moment-là que Dudu nous dit « Ah NON ! les vieux, vous n'allez pas rentrer maintenant. On va boire un coup ensemble !!! ». C'est demandé si gentiment que nous ne pouvons pas refuser. Et Cheuch se retrouve adossé au mur du bar avec les deux bras de Dudu de chaque côté et la discussion commence autour d'un verre. On n'est pas rentrés.

Mais il faut penser au lendemain. Surtout pour les joueurs et notamment pour les finisseurs dans le rang desquels il y a notre jubilatoire d'un jour LAMILLE. Il est minuit passé, à vrai dire il est plus d'une heure du matin heure Française, la journée a été longue et celle de demain le sera tout autant. Je me rapproche donc des finisseurs qui, pour rester en forme, commencent à prendre la direction de l'hostel. Nous laissons les plus jeunes, ou pas, poursuivre la soirée. Leur retour au bercail ne se fera pas sans mal, et même avec un peu de bruit. Mais ça c'est à chacun de vous le raconter. Certaines choses qui se passent au Portugal restent au Portugal.

Vont ils être en forme pour le match de demain ? Seront-ils tous rentrés pour prendre le bus qui nous conduira au stade ? Vous le serez dans le prochain épisode, que je vous raconterai si vous le demandez.

Chapitre IV – Le match


Tout le monde est « bien » rentré. Enfin, il ne manque personne pour prendre le bus qui va nous conduire au stade. On prend le temps d'un petit-déjeuner copieux.

Je laisse la plume à Yep Yep, entraîneur du jour, pour vous décrire nos exploits sportifs.

Tous réunis (après la rude mise au verres de la veille) pour prendre le bus direction le terrain synthétique de l'université de Lisbonne. Nous relevons le défi de rester invaincu pour notre troisième rencontre européenne. Face à nous, se présente la solide, déterminée et sympathique équipe portugaise. Ils sont de notre génération avec quelques beaux spécimens, gaillards, épais et motivés a nous battre.

Guillaume a annoncé (avant la dure mise aux verres) : les 15 joueurs qui débuteront et nos finisseurs prêts à faire la différence pour ceux qui rentreront.

Je présente mes excuses de nouveau à nos 4 fantastiques de la mauvaise gestion des remplacements et l'incompréhension du temps de jeu. Surtout, je regrette pour vous que le dernier tiers n'aie pas eu lieu.

Rdneiges ou Baloo, coach par obligation, ne me contrediront pas. Et je le remercie et le félicite pour sa causerie d'avance match pour étrenner notre nouvel maillot et rappeler le bien-fondé de notre week-end : le plaisir de jouer pour et avec lous charnegous.

Samy et le Jé : les locaux de l'étape sont nommés capitaine et vice-capitaine. L'échauffement et ça y est le match va commencer : 

1ère MT : et trop vite le premier KO : "clock" fait la tête d'un adversaire en tombant sur ce terrain qui avait subi notre montée rageuse. Dès la 3° mn, notre expérimenté et toujours jeune Bakkies aplati à la sortie d'un ruck. Nous possédons le ballon, et sur une combinaison des 3/4, David co-prez termine sa course dans l'en-but à la 6° mn. Nous alternons le jeu au près pour déplacer nos adversaires sur un côté et lancer la cavalerie dévoreuse d'espace et de ballons. Sur la réception, notre tank affûté comme jamais "Big JO" transperce la défense et sprinte jusqu'en terre promise à la 7° mn. Quand notre Dan "la glutte" et son talent nous régale d'un exploit et va porter le score à 4-0.

Puis l'arbitre (ami intime de Doudouche) jaloux de nos envolées va se mettre en avant, en sifflant faute sur faute (hors-jeu, placage haut, .....). Et après 18 pénalités, ils réduisent le score à la 12° mn. A la 18° mn, nous conservons la balle sur une touche bien maîtrisée par la paire Eric co-prez et le lanceur Basta, le ballon arrive à "gut" qui inscrit son doublé à la 15° mn. Courageux nos adversaires sur un ballon mal négocié en sortie de ruck, où nous sommes en retard, réduisent la marque à la 17° mn. A la 19° mn, sur un nouvelle touche (en progrès ?) Elian lancé comme un frelon (comme toujours) prends l'intervalle et fini sa course dans l'en-but. Puis dans des arrêts de jeu interminable, nos hôtes marquent de nouveau. Le score à la pause est de 6 à 3. 




2e MT : Elian signe son doublé sur une sortie de mêlée bien gérée dès la 3° mn. Fiers et opiniâtres, les Lusitaniens monopolisent la bechigue et nous transpercent 2 fois à la 9° et 11° mn. Pas de panique, sur une récupération du ballon par nos 3/4 "gut" va de son triplé à la 16° mn. Puis sur une fausse croisée, il s'ouvre l'intervalle et réalise son incroyable quadruplé à la 18° mn. Enfin, notre Ramos du jour "Lesca" nous délivre sur la sirène et garantie notre victoire 10 à 5.

Je soulignerais 5 faits marquants lors du match :

- le joli "Q" subi par le Jé ?.

- la succession de raffut de notre capitaine Samy dans la gueule de ses compatriotes pour donner au soutien du mauvais côté : belle action vendangée ?

- l'improbable "Air placage" de notre rugueux Dallas ? 

- l'inimitable course et pas de l'oie de notre "écossais" qui se fait croquer à un chouïa de la ligne en dépit de tes efforts fournis pour ta course de soutien ?.

- le professionnalisme de notre "Doc Dom" pour avoir géré le staff médical ?

Un grandé obrigado de m'avoir permis de partager à nouveau et de revivre vos exploits sportifs européens.

Quel immense privilège de vous voir jouer et combattre avec passion, implication et application. Vous avez su, vous adaptez aux règles particulières du jour, déplacer ou concentrer la défense adverse pour vous créer des espaces et envoyer du beau jeu avec beaucoup de brio. Je laisse la suite à notre plume préférée de continuer son récit.

Merci à Yep Yep de prendre toutes ces notes au bord du terrain afin de nous souvenir de ce superbe match. Il a simplement omis de mentionner qu'en arrivant nous avons été chaleureusement reçu par nos hôtes. Ils avaient tous le sourire jusqu'au moment où Briçou et Doudou leur ont serré la main. Euh pardon, leur écraser la main en les regardant droit dans les yeux. Là, ils ont compris que Lous Charnegous n'étaient pas venus pour rigoler. Du moins sur le terrain.

J'ajoute aussi qu'il fallait voir la tête que faisaient nos joueurs à la sortie des vestiaires après le discours de motivation. On les sentait plein de hargne, de détermination, le visage fermé, sauf les finisseurs qui eux sont sortis en dernier avec le sourire. Soit disant que BAKKIES a, lui aussi, esquissé un sourire lorsque le coach à parlé de « Match à l'ancienne », mais ça, c'est des « on dit ».

Comme je suis un peu bavard, je voulais également revenir sur nous, les supporters. Nous nous sommes séparés en deux groupes. J'étais d'un côté avec les « raboteurs », vous savez, ceux qui font un peu de sciure « Ah, pourquoi il n'a pas passé plus tôt ? » « Putain, mais pète lui dans la gueule ». Nous étions accompagnés de Doudou, qui lui, n'a fait aucune critique sur les joueurs, non non, mais j’avoue qu'au bout d'un moment, il a lancé quelques invectives envers l'arbitre.

Me sentant mal à l'aise avec ce groupe, j'ai donc décidé de me rendre de l'autre côté du terrain où, se trouvaient non plus les raboteurs, mais les « scieurs », les « bûcherons », ceux qui fendent du gros bois. Là, je me sentais à ma place. Pas de cadeau « Regarde le ce gros fainéant, il est toujours à la traîne » « Mais non, c'est pas comme ça qu'on plaque » « Quelle bande de bon à rien » « Ah, de notre temps ça allez beaucoup plus vite ».

Non, je vous rassure aucune de ces phrases n'a été prononcées, à part peu être la dernière.

Le match terminé, nous faisons une haie d'honneur à nos hôtes, qui nous la rende. Les joueurs vont se doucher et les supporters vont les attendre devant une bière bien méritée. Toute cette sciure ça assèche le gosier. Nous sommes rapidement rejoints par les finisseurs qui malheureusement n'ont pas pu faire admirer leur talent. Pour résumer, il était prévu de faire 3 tiers temps de 20 mn, et de faire rentrer les finisseurs pour les 10 dernières. Un peu écœurés par la magnifique prestation de nos joueurs, nos hôtes ont décidé de ne faire que deux fois 20 mn. Donc, résultat des courses, LAMILLE et ses 3 complices n'ont pas pu rentrer. C'est à partir de ce moment-là qu'on les a appelés les « 4 fantastiques ». Je vous laisse le choix de leur attribuer leur surnom « Monsieur Elastique » « La femme invisible » « La torche humaine » « La chose ou l'homme de pierre ».

Enfin, comme le disait Yep Yep, il faut retenir aussi la prestation de notre Doc qui malgré toute sa bonne volonté n'a jamais pu arriver sur les blessés avant la « superbe » kiné de l'équipe adverse. A croire qu'il faisait exprès de courir derrière elle pour admirer le point de vue.

Bon allez pour ceux qui n'étaient pas présents, j'en termine avec les anecdotes, par un des faits marquant du match, cité plus haut par YEP. Le mastodonte de l'équipe Portugaise. Oui, vous savez celui pour qui il fallait deux voire trois Charnegous pour l'arrêter. Celui que les raboteurs et autres scieurs sur le bord du terrain, disaient « Y a longtemps qu'on s'en serait occupé, nous ! ». Hé bien le « G » lui, il s'est mis en fasse, même pas peur. Et il s'est retrouvé les 4 fers en l'air, sur le « cul ». C'est à partir de ce moment-là qu'on a cessé de l'appeler le « G » pour le surnommer le « Q ». Désolé ! Le « G ».

Voilà pour le match. Comme vous avez pu le constater et me le faire, gentiment, remarquer, je commence à avoir la mémoire qui flanche, et j'ai un peu mélangé la soirée du vendredi avec celle du samedi. Mais j'ai quand même gardé quelques souvenirs de la super après-midi passée avec nos amis Portugais et de la soirée qui a suivi. Mais ça s'est une autre histoire que je vous raconterai si vous me le demandez.


Chapitre V Le repas du samedi et une partie de la soirée.


Comme je viens de l'écrire plus haut, l'âge me rapprochant de plus en plus de la sénilité, j'ai parfois des souvenirs qui s'entrecroisent et comme je ne note rien, il m'arrive de confondre un jour avec un autre, là, c'est plutôt une nuit avec une autre. Mais tout ce que je vous ai narré sur la soirée du vendredi, c'est bien passé le samedi. À quelques petits détails prés qui ont leur importance.

Bon, je remets les choses dans l'ordre et nous sommes samedi le match vient de se terminer. Les joueurs sont revenus de la douche, où ils ont dû refaire le match, pendant que nous les « scieurs » et autres « raboteurs » poursuivons notre tache, toujours avec la même assiduité. Bref, nous sirotons quelques bières généreusement offertes par nos hôtes. Le soleil brille, nous sommes sur la terrasse du club housse, dans l'enceinte de ce superbe complexe sportif universitaire. Il y a beaucoup de sportifs qui courent de part et d'autre de cette terrasse et chaque fois qu'une belle sportive passe près de nous, nous l'encourageons. C'est assez marrant de voir les têtes se tourner à chaque passage d'une joggeuse, vous savez un peu comme sur un court de tennis les spectateurs qui suivent la balle. C'est sur cette terrasse que l'arbitre « Impartial » du match, vient tirer sa révérence. Il est obligé de nous quitter. Mais pour lui montrer que nous sommes fair-play, « Ha tous ces mots Anglais ça me titille chaque fois que je dois les employer surtout celui-là ». Bon pour lui montrer notre fair-play nous demandons à Doudou, le plus fair-play d'entre nous, de lui remettre une chemise spécialement confectionnée pour l'occasion. Il lui a même fait la bise.

Il est temps de se rapprocher du buffet. Le repas se tiendra dans le même bâtiment, à l'étage. Un petit tour aux water-closets pour évacuer le surplus de bière, et on prend l'escalier qui nous mène dans une grande salle, lumineuse entourée de baie vitrée. Tout est impeccablement organisé. Des grandes tables rondes, recouvertes d'une belle nappe blanche, une dizaine de couverts par table. Première chose en arrivant, où se trouve la télévision, pour ne rien rater du crunch. Les gars se placent par affinités les plus jeunes d'un côté les plus sages de l'autre. Je ne rentrerai pas les détails, mais parfois, les plus sages ne sont pas ceux que l'on croit.




Il doit être pas loin de 14h00 lorsque on entame le repas. Il y a longtemps, qu'on a entamé le vin rouge ou rosé. Ça fait du bien de manger après les efforts qu'on a fournis, les uns sur le terrain les autres en dehors pour les encourager. Le repas se termine et c'est le moment des discours, et bien évidemment de la remise du « Malestruc ». Pour une fois, personne ne se doutait du résultat, enfin presque personne. Le grand gagnant est notre ami...... « Sam !», qui enfile sans rechigner son haut de survêtement et son bob aux couleurs chatoyantes. (Voir les photos soit sur WATSAPP soit sur le site lous.charnegous.free.fr). Il est prêt à traduire le discours de notre président. Sam doit avoir un cheveu sur la langue, car à presque chaque mot, il ajoute un « che », mais bon, on est heureux de voir qu'il n'a rien perdu de sa langue natale et que nos hôtes l'écoutent religieusement. Les échanges de cadeaux se font et nous sommes prêts pour assister au Crunch sur un grand écran idéalement placé pour que tout le monde puisse en profiter. Entre temps, nos amis Portugais, nous ont apporté des mètres de bière sur chaque table, de quoi finir de se réhydrater, comme si on n'en avait pas assez.

Je vais passer sur le crunch, que j'ai regardé en compagnie de mon ami Nigel. Qui comme la veille avec les bleuets a gardé un flegme tout Britannique. Je ne reviendrai pas non plus sur la solidité des tables qui ont résisté à la poigne de Dudu. Je ne reviendrai pas enfin sur les algarades qui ont émaillé cette fin d'après-midi sur le chemin du retour. Chaque protagoniste vous en donnera sa version.

Je referme la parenthèse, pour finir sur une « note » plus gaie, en parlant de « notes » de musique, pour remercier les résidents, nous entonnons une nouvelle fois un « Hegoak » plein de finesse et de force à la fois, qui nous fait à nouveau dresser les poils, pour ceux qui en ont encore. Et pour la première fois de la soirée nous chantons tous en chœur notre hymne « Charnegous » sur l'air de « Faire un pont ». Je crois que j'en ai vu rougir de plaisir, j'ai même vu Ama verser une petite larme de joie. En réponse, les adversaires du jour ont repris un chant portugais, auquel nous n'avons rien compris, mais qui était entraînant et qui les a beaucoup fait rire. La journée avance et nous devons prendre congé de cette belle équipe, que nous avons bien entendu inviter à nous rendre visite.

Nous sommes rendus à l'hôstel. Je ne vais pas vous refaire la description de la veille ou tout le monde se pomponne, car ce serait du copier-coller. À la différence que certains ont mal supporté la première partie de la journée et se sont couchés pour faire un petit « cluc » avant d'attaquer la soirée. J'irais même plus loin, je crois qu'un d'entre eux va rester là jusqu'à demain. Je ne citerai pas de nom chacun se reconnaîtra. Comme je vous l'ai dit vendredi, alors quand réalité, c'était ce samedi, nous ne savons pas où manger, mais incroyable ! Sam a téléphoné au restau de la veille et vous me croirez si vous voulez, Georges, a bien voulut nous accueillir une nouvelle fois.

La différence, c'est que juste en face de l'hôstel il y a une belle petite place, magnifiquement décorée, avec des petites baraques, vous savez un peu comme celles des marchés de Noël en Alsace. Sauf que ces petites cabanes abritent des vendeurs, non pas de vin chaud, non pas de bretzels, mais de mojitos et autres boissons alcoolisées. Et quelle erreur de nous dire, "on a le temps de boire un verre ou deux avant d'aller au restau". Quelques-uns ne vont pas s'en remettre. Là non plus je ne citerai pas de noms, mais dans la tête de deux de nos 4 fantastiques une petite voix d'ange disait « Reste à la bière, reste à la bière », pendant qu'une voix de petit diable disait « Un petit mojito, ça ne fait pas de mal » Je crois qu'ils ont écouté une fois le petit ange et après, il s'est tu.

Nous étions donc sur cette place, comme je vous l'ai dit joliment décorée pour la SAINT VALENTIN. Avec des roses partout en forme de cœurs, il règne une ambiance festive pleine d'amour, et comme nos femmes sont absentes, on en profite pour faire des photos entre nous, on s'embrasse, on boit un mojito, on rit, on boit un mojito, on danse, on boit une bière, ah, l'ange est revenu. Non, en fait, ils n'ont plus de menthe ni de rhum pour faire les ces boissons diaboliques.

Il est temps d'aller se restaurer. On connaît tous le chemin. Comme la veille au soir (Ah non, c'est ce soir.) nous sommes accueillis les bras ouverts par Georges et ses serveuses. Il y a encore du monde, dont une PIN-UP au fond du restau, à la table où je me trouvais la veille. Je la dévisage et je décide de changer de table, place au jeune. Petit à petit les non charnegous quittent les lieux, sauf la PIN-UP, je crois qu'elle a le béguin pour le Charnegous qui est assis en face d'elle. Cela ne nous empêche pas de reprendre nos discussions, nos rires. Les uns se lèvent pour changer de table, les autres les accueillent les bras ouverts. Dès qu'on entend un début de chant, tout le monde reprend en cœur, même ceux qui sont dehors en train de fumer ou de prendre l'air. Comme la veille les passants s'arrêtent intrigués par l'ambiance et les chants plus ou moins mélodieux. Ah ! c'qu'on est bien. Si je me souviens bien, c'est à ce moment-là que le patron nous offre un alcool pour digérer. Un petit verre de blanche. J'en ai bu de la blanche, mais là comment dire... je n'ai pas de mots. Juste en trempant les lèvres, tu sais que tu ne dois pas le boire. Ou alors cul-sec, tu sais comme dans les bronzés font du ski. Y en a quand même que ça ne dérange pas. Et puis y a le petit malin qui passe de table en table avec son petit verre rempli d'eau et qui incite les autres à boire cul-sec. Là non plus je ne citerai pas de nom, il se reconnaîtra.

Mais l'heure avance et ce soir encore, il faut que je ramène Cheuch avant minuit. Donc on rameute toute la troupe à l'intérieur du restau. Il faut qu'on marque le coup en partant. Rien de mieux que de sortir les uns derrière les autres en chantant la Cazérienne.

Voilà, on va finir la soirée tous ensemble ou presque et oui les mojitos et la blanche vont avoir raison de certains qui vont rentrer directement à l'hostel. Les autres déambulent dans les rues à la recherche d'un bar ou autre boite de nuit. Sam négocie avec plusieurs patrons de bars pour avoir le meilleur prix, mais en définitive, nous nous retrouvons devant le même bar que la veille et c'est reparti pour les tournées de Majitos, Rhum coca, et autres gin fizz.

Je ne vais pas entrer dans les détails de la soirée, car je n'ai pas suivi les plus téméraires et puis ce qui se passe au Portugal reste au Portugal, mais si vous êtes friands de petites anecdotes, je peux vous raconter deux ou trois choses qui se sont passées dans l'hostel et qui nous ont valu quelques réprimandes le lendemain. Mais non, je ne vais pas vous raconter ça, à moins que vous ne me le demandiez avec insistance.


Chapitre VI – Quelques anecdotes et le retour


Certains d'entre vous qui n'étaient pas présents au Portugal, me demandent avec insistance de raconter les anecdotes. Par contre ceux qui ont été les acteurs de celles-ci me menaces de représailles si je les relate. Donc, je suis désolé mais mon devoir de narrateur officiel des Charnegous m'oblige à ne rien vous cacher. Je vais donc braver les interdits au risque d'y laisser des plumes, voire des amitiés.

Alors on va commencer par deux de nos 4 fantastiques, qui s'étaient réservés le vendredi soir pour être en pleine forme aujourd'hui afin d'accompagner, le jubilatoire du week-end sur le terrain. Ces deux-là se sont dit, « on s'est couché tôt hier soir, ce soir, on se lâche ! Mais attention, on commence doucement pour finir fort !». Ce sont les mêmes, dont je vous parlais dans le chapitre précédent, qui ont entendu les petites voix d'ange et de petit diable qui leur susurraient à l'oreille, l'une « commence doucement à la bière » l'autre « le mojito, c'est bon, vas y t'as rien à craindre » et qui ont succombé à la tentation. Donc ces deux-là, sont rentrés beaucoup plus tôt que prévu. On en a retrouvé un allongé sur le divan dans le hall du deuxième étage de l'hostel. Quant au second qui a du rentré à la même heure ou presque, il a loupé quelques marches et a laissé choir la barquette de frites qu'il avait dû acheter pour caler les mojitos. Je crois même qu'il s'est loupé en voulant monter dans son lit et qu'il s'est râpé tout le côté gauche. Donc si un d'entre nous vous raconte qu'il s'est fait prendre dans un regroupement sur le terrain et qu'on lui a marché dessus côté gauche, vous pourrez lui dire que c'est un mytho. En même temps, je raconte ça, mais je n'étais pas présent au moment des faits.

Je n'étais pas non plus présent, quand nous l'appellerons, PP, a voulu marquer son territoire en levant la patte un peu partout dans une chambre. Malheureusement, il l'a fait un peu trop prés du lit de BAKKIES qui s'est levé pour le chasser. Mais PP encore très vif a plongé sur le lit de BAKKIES, ce qui a eu le don de mettre en colère notre Sudaf préféré, qui l'a attrapé par les pieds pour le jeter en dehors de la chambre. Mais PP a réagi aussitôt en s'accrochant aux montants du lit. Tout ceci a donné une scène surréaliste. PP à l’horizontale tiré par les pieds par BAKKIES, qui a ce moment là avait la même tête qu'en sortant des vestiaires, c'est-à-dire le gars que tu n'as pas envie de croiser sur un terrain. Mais comme je vous l'ai dit, je n'y ai pas assisté, je vous relate donc uniquement ce que j'ai entendu le matin au petit-déjeuner. Je passe sur le chanteur de Mexico qui braillait, à pas d'heure, depuis la fenêtre de l'hostel.

Je vous avoue que sur le moment quand on les entend raconter, on se marre un peu. Après, en y réfléchissant, c'est moins marrant, mais ça reste des souvenirs, que l'on ressortira dans quelques années. « Tu te souviens, le voyage au Portugal..... ».

Si je vous raconte ces anecdotes, qui ont parfois dépassé les règles de bienséance, c'est pour vous faire remarquer qu'à la fin, c'est nous qui sommes perdant en étant obligé de laisser la caution à l'hostel, et aussi en amenant l'un d'entre nous à vouloir quitter notre association. Loin de moi l'envie de faire le grand moralisateur, car j'en ai fait aussi lors de certains déplacement. Et même si parfois, je plaisante sur le discours fait par Dgel au début nos voyages, je reconnais que les mots qu'il prononce sur la responsabilité de chacun vis à vis du groupe, devraient être pris au sérieux. Le retour en bus jusqu'à DAX s'est déroulé sans problème, car beaucoup récupéraient des deux jours précédents. A notre arrivée on s'est rapidement séparé en se promettant de vite se retrouver. Les uns devaient déjà penser au boulot du lendemain les autres que s'est bon d'être retraité.

Bon, on ne va pas rester sur cette mauvaise impression, car je vous l'assure pour y avoir participé, ce voyage restera dans les annales de notre belle association, pour les bons comme les mauvais moments. Je voulais dire aussi à ceux qui l'ont organisé de prés ou de loin, qu'ils peuvent être fier. Tous ceux qui y ont participé peuvent leur dire un grand MERCI !

Notre prochain voyage devrait nous mener sur la terre du « y Ddraig Goch » en gallois dans le texte « Dragon ailé », pour garder notre invincibilité sur le Nations du Commonwealth et autres pays Européens. Avant peut-être un jour faire un voyage dans l’hémisphère SUD, qui sait ?

Voilà comme vous avez pu le constater, j'ai parfois la mémoire qui flanche, donc si l'un d'entre vous veut prendre la relève pour les prochaines sorties, je lui laisse volontiers la plume.

« Charnegous un jour, Charnegous toujours ! »