LOGRONO MAI 2016
prenez votre temps pour lire
Logroño Le voyage aller.
Encore un énorme week-end CHARNEGOUS.
Le rendez-vous était prévu à 09h45 devant le stade Maurice BOYAU. Bien sur à 10h00 nous n'étions pas tous présents. Mais pas d'affolement on connaît nos hommes.
Un magnifique bus arrive avec notre chauffeur presque attitré. Il porte même le tee-shirt CHARNEGOUS. En parlant de tenue, fait incroyable, tout le monde porte celle prévue. Bien sur il y a les dandys qui trouvent que le blouson marron ne va très bien avec le tee-shirt rouge. Ils ont préféré le sweat blanc à capuche.
On se salut et on charge le bus. Les organisateurs ont prévu la plancha pour un petit repas manière CHARNEGOUS, avant l'arrivée. La route va être longue 4 heures avec des gens peu bavards et qui ne savent pas rigoler. Pfffffff.
L'un d'entre nous, dont je cacherai le nom, mais que tous ceux qui ont suivi le récit de l'Angleterre reconnaîtront, ne veut pas être désigné pour le Malestruc, (On en reparlera plus tard). Donc pour éviter sa nomination et pour remédier à son problème bucco-dentaire, il nous présente son cordon à …......dentier. Je n'ai pas de photos mais je vous laisse imaginer un cordon à lunettes accroché à un dentier pour ne pas le perdre. Franchement c'est à voir. L'ambiance monte d'un cran. Ce n'est pas le cas de la température. Il fait 10° et il bruine. Nous commençons à croire que nous allons revivre le week-end d'outre manche, il y a tout juste un an. Le bus s'ébranle enfin.
Le voyage se passe sans encombre jusqu'à midi. Certains « vieux » commencent à ronchonner « on mange quand ? ». 12h05 les protestations montent. 12H10 on en peut plus. « Chez moi on mange à midi pile » lance le plus vieux. Je ne donnerai pas son nom mais il porte le surnom de « CRUCHOT ». Après quelques manœuvres bien exécutées dans des ruelles étroites d'un petit village Espagnol, le chauffeur gare le bus près d'un terrain de foot. On décharge tables, plancha, bouteilles, gobelets, …... Une petite bière pour apéro. Du pâté de Coco, au foie gras ou aux piments. Enfin quelques araignées de porcs sur la plancha accompagnées de pâtes en salade. Tout pour préparer le match de ce soir. Oui parce qu'on joue dans 4 heures. Donc il faut recharger les batteries le cubi de rouge est ouvert les bouchons des bouteilles de rosé sautent les capsules de canettes voles. Enfin bref un bon casse croûte CHARNEGOUS. Petit bulletin météo il fait toujours aussi froid 11° et la bruine n'a pas cessée. On commence presque à regretter la « perfide Albion ». Mais le moral est bon, je dirai même que casse croûte aidant, il va de mieux en mieux.
Après avoir tout rangé et passé le balai, nous reprenons la route. Prochain arrêt pour le café. Quelques kilomètres plus tard, juste avant PAMPELUNE nous faisons une pause dans une station service. Café pour tout le monde, avec un petit plus pour le président qui s'offre une belle part de Baba au rhum. C'est vrai qu'il ne joue pas lui. Les autres commencent déjà à rentrer dans le match. Certains parlent même d'aller courir sur le parking de la station pour se mettre en jambes. (Non je plaisante). Par contre il est 14h00, on à loupé « les feux de l'amour » à la télé et le vieux râle. On repart, dernière ligne droite avant d'arriver à Logroño.
Nous sommes accueillis par un Espagnol « Incroyable non ». Heureusement nous avons notre traducteur attitré « Pépone ». Nous allons loger dans une auberge de Pèlerins. Prière de ne pas faire de bruit en rentrant le soir. On se regarde et on se motive pour respecter cette consigne. « Faites pas les cons, pas de bruit en rentrant ». Les regards se tournent vers CHAZA et autres « Saints » du groupe et on entend encore une fois « Faites pas les cons, pas de bruit en rentrant ». Tout le monde acquiesce, avec un large sourire.
On prend possession de nos chambres. Enfin de notre chambre car il n'y en à qu'une, avec 24 lits superposés (non pas 24 lits empilés les uns sur les autres mais superposés 2 par 2). On choisi par affinité. C'est là que le président me demande de prendre le lit au dessus du sien. Je pense qu'il commence à penser au retour cette nuit. Il va encore falloir que je le ramène vers minuit trente. Mais ça c'est une autre histoire que je vous raconterai peut être, si vous le demandez.........
Logroño Le Match :
Bon puisqu'il y en 4 qui ont l'air intéressé par la suite, je vais vous tenter de vous décrire le match.
Enfin le match..... Je dirai, en toute modestie, la branlée qu'on à mis à nos amis Espagnols.
D'abord le stade, magnifique, une sorte de Colette BESSON puissance 10. Des terrains partout des tribunes de 80 000 personnes pleines à craquer. On a l'impression d'être au Camp Nou de Barcelone. Bref on est remonté à bloc. Les vestiaires sont flambants neufs, avec toilettes, lavabos, un placard chacun avec notre nom, une table de massage avec masseuse (Non ça y est je m'emballe), mais les vestiaires sont classes et les tribunes presque pleines. Ça y est ça commence à sentir le camphre, les crampons cliquettent sur le sol, les visages se ferment, le Coach nous rassemble et nous explique qu'il donnerait tout pour être sur le terrain avec nous, que le match va être rude, qu'il va falloir répondre présent à chaque ruck, bref il faut leur marcher dessus. On a compris on est chauds comme la braise. L'échauffement est pris en compte par Bakkies Botha (Eric) en personne. Il est blessé mais on sent qu'il a envie de rentrer avec nous sur le terrain. On nous prévient que madame le maire de Logroño sera présente (En effet cette ville est jumelée avec DAX). La pression monte d'un cran. L'arbitre nous réunit sur le terrain. C'est un Australien, vu son gabarie il ne va pas suivre toutes les actions (Je suis méchant mais il a un peu d'embonpoint). On commence à toiser nos adversaires. Ça a l'air costaud devant et un peu rouillé derrière. La stratégie est mis en place par le Coach, il faut plaquer le porteur du ballon, éviter les gros, courir vite, et dès qu'on peu passer le ballon à LOMU (Cédric). On a tous compris, on est parti pour 2 fois 30 minutes. Quoi !!! 2 fois 30 minutes, j'ai les jambes coupées, 2 fois 30 minutes, 2 fois 30 minutes, 2 fois 30 minutes, j'essaie de me motiver. Pourquoi pas 2 fois 40.
Deux minutes de jeu on plaque à tour de bras, on récupère la béchigue et on ouvre. Xav fait un petit croché et part marquer le premier essai. Les consignes de notre Coach sont suivies à la lettre et on prend rapidement le large grâce à 4 essais de LOMU. Sur un de ces essais il fait un raffut au niveau de la poitrine du dernier défenseur. Il me semble que j'ai vu la main ressortir entre les deux omoplates, mais ça y a que moi qui l'ai vu. Toujours est il qu'à la fin du match ce joueur est venu me voir et m'a montrer la trace de la main sur sa poitrine, la aussi il n'y a que moi qui l'ai vu.
Bref même si c'est rude devant, on domine de la tête et des épaules. Bakkies ne peut pas résister il me demande si je veux bien lui prêter mes crampons. Dès que je lui dis oui, on voit son regard changer, ses muscles se tendre, Il me semble avoir vu de la fumée sortir de ses narines. Je plains les Espagnols qu'il va croiser sur le terrain. A la fin du match il est heureux il a pu tester son épaule sur quelques pauvres jugador (Joueurs Espanols), elle a tenue.
Pour résumer, en toute modestie (Comme toujours), on leur a donné une leçon de rugby 45 à 10, neuf essais de toutes beautés, construits, exécutés à la perfection, sans tomber un ballon. Heu.... pardon, je suis obligé de revenir sur deux faits de jeu.
Le premier, de notre Co-Coach “Pépone” qui à chaque entraînement nous répète de tendre les bras pour être prêt à réceptionner le ballon avec les deux mains. Il se trouve seul sur l'aile il n'a plus qu'à receptionner la béchigue et courir jusqu'à l'en-but. Il tend la main droite et........ le ballon tombe. Bon aurait laissé passer si quelques minutes plutard il ne récidivait. Donc malgrè son “porte dentier” il va être nominé pour le “malestruc”.
Le deuxième fait de jeu, vient de notre ami Peio. Bon il est vrai qu'on était en fin de match. Je vous laisse imaginer la scène. Il perce à l'aile droite, mais il doit faire au moins 60 mètres à fond, car il a un petit morpion accroché aux basques. On sent que ça va le faire jusqu'au moment ou il tourne la tête vers le morpion et là il tend le bras gauche pour faire un raffut. Le raffut passe au dessus de la tête du morpion et déséquilibre Peio, qui lâche le ballon.
On entend loin de l'action plusieurs CHARNEGOUS crier « Vas y Peio » « Vas-y Peio », et lorsqu'il tombe le ballon, un, qui se met à crier « Mais il est nul ça vaut le Malestruc ». Je vous laisse deviner qui à dit ça.
Voilà ! un match à retenir, dans l'état d'esprit et dans la manière.
Retour aux vestiaires. On se douche, on se pomponne, bref on se prépare pour la troisième mi-temps. Mais ça c'est une autre histoire et je vous avoue que personnellement qu'il y avait longtemps que j'avais pas dégagé comme ça.
Logroño : Un peu d'histoire et La soirée 1° partie (J'ai été obligé de faire deux chapitres)
Je tiens à préciser que je ne peux vous raconter que ce qu'il me semble avoir vécu. Toute ressemblance avec des situations existantes ou ayant existé serait évidemment pure coïncidence.
Ce dont je suis sur, c'est que nos hôtes nous ont baladé dans les ruelles, magnifiques au demeurant, de cette belle ville de Logroño, capitale de La Rioja. Un Castillan en habit d'époque est venu nous expliquer la relation étroite qui existe entre cette ville et la France. Il nous explique également que le chemin Français de « ST JACQUES DE COMPOSTELE » passe par Logroño, mais ça on l'avait bien compris à l'auberge. Depuis le siège de la ville par les Français en 1521, la tradition veut que chaque 11 juin, date de la fin du siège, ils se réunissent près de la rivière EBRO pour partager du vin et du poisson, grâce auxquels ils ont pu tenir ce siège.
Pour nous honorer, nos hôtes ont reproduit cette tradition. Le geste nous a beaucoup touché, mais il n'y a pas que des férus d'histoire dans nos rangs et la grogne commence à monter. Des « On est pas venus là pour bouffer des sardines... » commencent à fuser.
Le Castillan a compris qu'il fallait vite trouver de quoi manger et boire. Il nous conduit dans un petit bar pour déguster une bière locale. C'est là qu'on commence à comprendre que les Ibériques ne vivent pas à la même allure que nous. Ils prennent le temps de vivre. Nous sommes une trentaine dans un bar de 10m², il commence à faire chaud, soif et faim.
Enfin ils nous conduisent dans leur « Sociedad Gastronómica La Becada » La bécasse en Français. Dans une petite ruelle pavée, une superbe bâtisse en pierres. On entre par une porte cochère. La bécasse trône sur le montant droit de la porte en bois massif (Bien sur notre ami Pépone ne peut pas résister à l'envie de faire photographier devant cette icône de la chasse). Il fait encore jour mais il commence à se faire tard pour le vieux qui se demande s'il pourra voir « Plus belle la vie » avant de boire une verveine et de pouvoir ramener le président vers minuit.
Ça y est on va pouvoir commencer la fête. Non avant nos hôtes veulent nous faire visiter leur entre. Ils sont fiers de leurs traditions et de leur « club house ». Trois étages et une cave. On a du mal à monter et descendre les escaliers mais ça vaut le coup. On commence à se demander où on va les recevoir lorsqu'ils viendront à DAX. Certains pensent à réserver les Arènes, on voit bien que le trésorier n'est pas là, d'autres pensent qu'en empilant quelques baraques de chantier ça fera l'affaire. Bon, on verra le moment venu.
Cette fois c'est bon on rentre dans une salle à manger, en passant par la cuisine où mijote une superbe paella dans une poêle de 3 mètres de diamètre, ou peut être de rayon, je n'ai jamais été bon en math. Ça sent bon. On va manger bientôt. NON !!! Un petit discours de nos amis Espagnol, qui nous expliquent d'où vient leur Peña, quelle n'accepte que les hommes, qu'il faut payer un droit d'entrée de plusieurs dizaines de milliers d'euros pour être membre actif. Ah ! si le trésorier était là il en baverait d'envie. Bref en attendant on ne mange pas et on ne boit pas et le vieux sait qu'il ne verra pas « Plus belle la vie ». Il déprime.
Sur les tables nous découvrons quelques beignets de calamars qui trempent dans l'huile. Hummm ! Ils sont tout chauds, on attaque. Une petite salade avec des noix. Nos hôtes nous enlèvent les assiettes. Ça y est on a fini de manger ??? Non elles reviennent surchargée de paella. Le vin suit, mais à peine posé la bouteille est vide. Notre sommelier LAPLANTE se charge du ravitaillement et il est plus souvent debout qu'assis. Après quelques bouteilles, les chants commencent à fuser surtout de notre côté, c'est David qui donne le ton. Tout le répertoire y passe de « hegoak » aux chansons de SARDOU. Je crois même qu'on a chanter du Chantal GOYA. Les Espagnols restent sans voix. Jusqu'au moment ou ils s'y mettent, et là « ambiance » (Vous pourrez voir quelques VHS, heu pardon,vidéos sur facebook). Ça y est, on est dans la fête.
Arrive les desserts deux belles parts de gâteau, un au chocolat l'autre à la fraise. On en peut plus de manger. Dédé me dit j'ai trop manger je vais rentrer me coucher. Il est 22h30. J'ai failli tomber de ma chaise. Il doit plaisanter. Je vois que le président commence à donner des signes de faiblesse. D'autres par-contre sont en pleine forme et réclament le pousse café. On a pas eu de café ! Tant pis. On voit arriver un cubi plein de « Patxaran », suivi d'un autre alcool indéterminé et une bouteille de verveine. Ah !!! de la verveine, j'ai loupé « les feux de l'amour » « Plus belle la vie » Je vais quand même pouvoir boire ma verveine. Je ne comprends pas ils la servent dans un grand verre avec des glaçons ?? C'est bon aussi, je dirai à Coco de faire pareil. Et là il me semble revivre le sketch de la palombière. 22H40 une verveine, 22h41 une verveine, 22h42 une verveine, 22h44 une verveine, 22h45 je me demande pourquoi il n'y en pas eu à 22h43. Quelques bouteilles de verveine plus tard, je dis au président « si tu veux rentrer à minuit trente, il ne faudra pas trop tarder ». La fatigue commence à se lire sur son visage. Il me dit « oui je fume une cigarette et on y va ». Je commence a avoir des doutes sur l'heure du retour.
Fin du premier chapitre (La soirée)
Logroño : La soirée « chapitre II» Je pense qu'il y aura un « Chapitre III »
Nous avons quitté notre président entrain de fumer une cigarette. Il était sur le balcon avec Dédé. J'ai bien vu de la fumée sortir de ses narines mais je n'ai pas vu la cigarette ??? Bref il a les yeux qui brillent et les pupilles dilatées, il est heureux. Comme la totalité des participants.
J'allais oublier la remise du « Malestruc ». Gilou prend la parole et tente d'expliquer avec l'aide d'un nouvel interprète, en la personne de Guillaume, cette tradition de la remise du Malestruc. Donc pour le plus mauvais geste du match, sont nominés : Pépone (Ratages de ballons d'essais) et Peio (Ratage de raffut et rattrapage par l'adversaire). Le grand vainqueur est Peio. Il faut préciser que Pépone faisait parti du jury. Mais en toute « impartialité » je ne pense pas que ça ait joué en sa faveur. Non, non, non !!!. Il faut reconnaître que Peio a été bon joueur et n'a pas rechigné à enfiler la tenue de vache. Pour ce qui est du « Malestruc » du plus beau geste, un seul homme pouvait être cité, c'était son anniversaire et il a été nommé capitaine pour la rencontre, il s'agit de Eric, je précise CASTETS parce que des Eric, on en a un paquet chez LOUS CARNEGOUS, et ce soir il y en a 4. Donc Eric enfile, enfin tente d'enfiler la tenue de « Maestro ». Après quelques contorsions, il parvient à se transformer en Matador de toros.
A la fin de ce petit intermède on sent bien que certains en ont marre de cette ambiance paillarde qui ne correspond pas à notre standing. Ils ne veulent plus taper sur les tables, d'autant plus que notre Yéti n'est pas présent pour en bouger quelques unes. Ils veulent lever le camp. Rien de mieux qu'une petite « CAZERIENNE » pour se lever et sortir dignement accrochés les uns aux autres. La vache « Peio » devant et le maestro « Eric » derrière. Vous voyez un peu le tableau. Une fois dans la rue ces deux là tentent de faire une photo avec « Moïse », un vieux barbu qui se trouve à l'entrée d'un bar près de la bodega. Peine perdu il refuse. Ils trouvent alors une autre victime. (Voir les photos sur facebook).
Nos amis Espagnols nous conduisent non loin de là sur une petite place sympa. Dès bars partout autour. On entre dans un et on ne comprend pas, tout le monde sort. Tant mieux on aura le bar pour nous. Super musique Rock and roll. Je rajeunis. Quelqu'un demande on fait une « masse ». Le président désigne Sam le Belge pour tenir la caisse. Et là ça commence par du GIN TONIC. Après quelques verres on commence à voir des joueurs de « Air guitar ». Je ne donne pas de noms, mais si mes souvenirs sont bons je crois que je leur ai donné une leçon. Pour l'instant ils sont tous debout et ils jouent plutôt bien. Bakkies lève les bras au ciel et les encourages.
Dgel, très digne, est accoudé au bar. Il se sent responsable. Il veut ramener toutes ses ouailles au bercail. Il tiendra le coup jusqu'à la fin, parce qu'il est comme ça notre Dgel, il sait se sacrifier. Pépone vérifie si son dispositif buccaux dentaire tient le coup, tout va bien.
Bertrand et Cédric restent dignes adossés au mur. Ils se réservent pour plus tard.
Eric VRAINE prend des contacts pour ses futures « tertulia ».
Je commence à faire attention à Eric LHERMITE, je me demande si je ne vais le ramener en même temps que le président.
GABY cherche ses compères Cédric et Bertrand je pense qu'ils vont finir la soirée ensemble. Qui va ramener les autres ?
Dédé cherche Dgel à moins que ce soit l'inverse, on se demande pourquoi ?
Vincent est trop calme. Ça ne va durer.
Guillaume et Xav toujours tirés à quatre épingles scrutent l'horizon en quête de je ne sais quoi ? Mathieu cherche son Frère, il ne se rappelle déjà plus qu'il est habillé en vache.
Manu ne quitte pas le président. Encore un qu'il va falloir que je ramène.
Dutxy commence à parler Espagnol couramment. Il a son sourire des bons jours.
On voit encore dépasser la tête de LAPLANTE.
Thierry a tenu tout le match. Il a l'air bien parti pour tenir la soirée.
Fabien croit qu'il est revenu à Nîmes. Il veut boire du champagne et cherche la patronne de la bodega « Pablo Roméro ».
David a rejoint les joueurs de « Air guitar » mais cela ne nous surprend pas, il est dans son élément.
Eric CASTETS, n'est pas très loin de sa vache de Peio.
Je viens citer tout le monde. 24 CHARNEGOUS. Nous sommes tous au même endroit, nous fêtons une belle victoire face aux Espagnols. Comme quoi, la victoire soude une équipe. Bon d'accord on ne va rester ensemble toute la nuit, mais c'est très sympa.
On rentre, on sort, on boit un Gin Tonic. On chante on danse. On boit un Gin tonic. Certains fument dehors. On boit un Gen Tonix. On refait le match, on refait même le monde. On boit un Guin Toxic. J'en ai marre du Tonic. Gilles me dit vient on va voir en face soit disant qu'il y a de la bonne musique. On entre Ils jouent du Rock and roll. Ça change. Le Gin tonic me brulait un peu l'estomac je décide de prendre un whisky. On rentre, on sort, on boit un whisky. On chante, on danse plus. On boit un whisky. On croise les autres qui font exactement comme nous.
Il ne reste plus rien dans la « masse ». Comment cela est-il possible ???? On ne consomme pas tant que ça.
Je regarde ma montre il est minuit. Je dis à Gilou il va falloir bientôt rentrer. Il rentre dans le bar. Bon ! Une demi heure plus tard je regarde ma montre il est minuit. Je crois que Gilou commence à présenter des signes de fatigue. Quelques longues minutes plus tard, je regarde ma montre il est minuit. Gilou me dit on boit le dernier et on rentre. Les barmans nous expliquent qu'ils vont fermer. Je trouve qu'ils ferment tôt en Espagne, à ma montre il est tout juste minuit.
La ça y est on est parti. Tel un troupeau de buffles en pleine migration, une grande partie de la troupe se déplace. On suit. Des lumières brillent au loin, qu'est ce ? Peut être une église à visiter, On décide d'aller voir. Il ne faut partir d'ici sans avoir fait un peu de tourisme. Et comme à ma montre il est tout juste minuit......
On entre. On s'est fait avoir ce n'est pas une église. La musique est très forte et ce n'est pas de l'orgue. Les lumières ressemblent celles que diffusent les vitraux des églises mais elles changent en permanence. Je me demande bien où on est ? Ça a l'air sympa et comme il tout juste minuit on va rester un peu. Gilou me dit « on fume une cigarette, on boit un coup et on s'en va ». Je dis « pfffffff, si tu veux ». Il faut bien que je l'attende, à l'auberge il dort en dessous de moi. Enfin n'allez imaginer des choses il dort dans le lit au dessous du mien.
J'en profite pour prendre quelques photos, et vous verrez (ou pas) que la soirée était très soft.
Bon c'est pas qu'on s'ennuie mais, et même si le vin de messe est bon, on pourrait aller voir une autre église. On en a perdu quelques uns. On commence à s’accrocher les uns aux autres.
A ma montre il est minuit.
Fin du « Chapitre II »
Logroño : La soirée « chapitre III»
J'ai arrêté mon récit à minuit. Donc étant le seul encore capable de raisonner correctement. Je prends les choses en main. Je cherche à rassembler la troupe. Putain ! J'ai perdu mon gendre. Le pauvre il doit avoir peur tout seul le petit. Bon j'essaie de me raisonner, il est avec des gens sensés, comme Bertrand. Il ne va pas se mettre à plaquer tout les espagnols qui passent. (Seuls les présents pourront comprendre). Il faut quand même que je ramène mon gendre à ma fille, sinon.....
Donc je ramasse tout ceux qui passent à ma portée, Eric LHERMITOU qui part dans le mauvais sens, Manu, et bien sur le Président. Merde le Président, il est où ? Tout près de là il y a une « église », je m'avance et ouf ! Il est là assis sur le parvis. Il penche un peu du côté où il va tomber mais il est bien là. « Gilou il est minuit. Il faut absolument qu'on rentre se coucher ». En réalité je penche aussi et à dire vrai, je crois que celui qui va dans le bon sens c'est bien LHERMITOU. Alors on s'accroche à la ceinture d'Eric et on est partis dans ces belles rues « pavées » de Logroño. Mais qui a eu l'idée de mettre des pavés ? En plus ils ne sont pas tous à la même hauteur, alors à m'en donné tu trébuche. La ceinture de LHERMITOU est solide. Le temps change très vite, le brouillard commence à tomber. Oui oui du brouillard. Il nous trouble un peu la vue. Il semble que l'on a croisé Dgel entrain de faire des signes de croix et de répéter « Vadé rétro satanas ». Il a du être envoûté. Je pense que nous aussi car à partir de là je ne me souviens plus très bien. Arrivée à l'auberge nous montons dans la chambrée, en silence. Pas un bruit, ou presque. Comme je l'ai dit plus haut notre président dors en dessous de moi. Je monte sur mon lit et j'attends quelques minutes. Pas de président en vu. J'attends encore quelques minutes, toujours rien. Je décide d'aller explorer le dortoir, les toilettes, les douches, le dortoirs des filles du rez-de-chaussée, non je plaisante. Bref pas de Gilou à l'horizon. Je croise Manu qui me dit « il est aller se coucher ». Bon je retourne à mon tour me coucher et je vois une forme dans le lit du bas. Je suis rassuré. Il est pile minuit trente. On a réussi à rentrer à l'heure. Demain on a rendez-vous à 9h00.
Dimanche 08h00 j'ouvre un œil. Le brouillard a disparu, mais je trouve que l'Angélus sonne un peu fort en Espagne, ça résonne. Je me penche pour voir la tête de Gilou. Quelle horreur !.... Il a des cheveux longs et il a maigri. Je tire la couverture, putain c'est Dédé. Il fait quoi Dédé dans le lit du Président. Je ne veux pas savoir, ou plutôt si. J'ai beau secouer le Dédé, rien à faire. Je cherche dans la chambrée et je trouve Gilou dans le lit de Dédé. Bon je décide de ne pas chercher à comprendre, ou plutôt je n'ai pas envie, l'Angélus résonne de plus en plus fort ça me brouille un peu l'esprit. Après une bonne douche on se sent beaucoup mieux. Mais je me pose des questions, ça fait bientôt une heure qu'on est réveillé et le bedeau n'arrête pas de sonner l'Angélus. Il faut lui dire qu'on va arriver aux vêpres. (Pour ceux qui n'ont pas fait le catéchisme, vous n'avez qu'a regarder sur wikipédia).
Les « visites guidées, ou pas » de la veille nous on donner faim. On trouve une cantina ouverte, et on se jette sur les omelettes, les œufs brouillés, les sandwichs, le jus d'orange et le café. Sachant que nos hôtes ne sont pas presser pour déjeuner, on fait le plein, et …... on a raison.
Logroño : La fin du voyage.
Je vous ai quitté après le petit déjeuner copieux. Il fallait ça pour tenir jusqu'à l'heure du repas. En effet nous entamons la journée par une visite guidée de la cave Franco-Espagnole des vins de la RIOJA. Étant un élève assidu, contrairement à certains, j'ai bien écouté notre guide, charmante au demeurant. En résumé en 1852 les vins Bordelais sont ravagés par le mildiou, puis en 1867 ce fut le phylloxéra. Les viticulteurs Français cherchèrent en Espagne des vins capables de pallier à leurs difficultés. Ils ont atterri à Logroño. Depuis des viticulteurs Français se sont installés en Espagne. Ils ont amené leur savoir faire en échange de vignes saines, d'où cette amitié Franco-Espagnole. Je viens de résumer en trois phrases la visite qui a durée 3 heures. C'était magnifique mais c'était long. On a le ventre qui gargouille. Alors pour nous faire patienter ils nous offre une petite dégustation. Dans une impressionnante salle, une table est dressée avec des bouteilles de vino tinto. Vinos Jovenes, vinos crianza, vinos de reserva, vinos de gran reserva. Notre guide tente de nous expliquer la différence. Bien sur certains s'en foutent ils veulent goûter. Elle débouche la première bouteille les verres se tendent avec ferveur. Il me semble qu'elle a eu un mouvement de recul. Elle doit commencer à se demander « mais c'est qui ces gars ». Non, je crois qu'il y a longtemps qu'elle a compris. Elle remplit vite les verres et commence a expliquer le contenu de la deuxième bouteille, mais avant même qu'elle ait pu ouvrir la bouche, les verres se tendent à nouveau. Elle se dépêche d'ouvrir la deuxième bouteille. Elle ressert. J'allais oublier pour accompagner le vin il y a de la saucisse coupée en rondelles. Heu pardon il y avait de la saucisse. Donc la deuxième bouteille est ouverte et servie aussitôt. Notre guide tente de faire comprendre qu'il faut déguster et que pour ceux qui le désire il y a un crachoir à vin. Après la troisième bouteilles il est toujours vide. Elle décide de nous laisser le tire-bouchons et de tirer sa révérence. Dommage elle expliquait bien. Il est treize heures les bouteilles sont vides. Nos amis Espagnol nous expliquent qu'ils doivent s'absenter un instant et qu'ils viendront nous chercher pour manger dans des bars à tapas. C'est bon vers treize heure trente on devrait manger. On patiente 13h45 personne. 14H00 personne. 14H30 personne. 15H00 ils arrivent tranquillement. « Vamos » dit-il avec le sourire. J'ai envie de le tuer. On marche pendant 5 minutes, on traverse un pont, on marche 10 minutes on visite les rues de Logroño. Putain on connaît déjà, bon d'accord c'était de nuit. On passe devant une église, mais ils ont du changer les portent pendant la nuit, je ne reconnais pas l'entrée. Si jamais je croise le bedeau, il va m'entendre. On marche, on marche, on marche. Il doit être au moins 16h00. Oui je sais j'ai des problèmes de montre. On arrive enfin dans une rue bondée de monde. On commande des tapas de toutes sortes. Champignons, oreilles de cochons, patates en sauce piquante. Les plus courageux boivent quelques bières. Certains n'ont pas pu attendre et se sont arrêtés en chemin dans des restaurants. Bref on passe un bon moment. On s'est donné rendez-vous à 16h00 dernier carat au pied du bus. Les plus sages sont à l'heure, et bien sur j'en fais partie. D'autres ont du se perdre, ou alors ils sont entrain de danser avec les autochtones (Voir les films diffusés). On attend. Enfin ils arrivent, ça chante, ça va pisser un coup, bref ça traîne. Ça y est tout le monde est dans le bus. Ça chahute un peu mais on est tous là. Cédric me dit « Dans dix minutes, avec le ronronnement du moteur et le bercement du bus, il n'y aura plus personne. Ça va roupiller » Le président et moi on lui réplique « Tu ne connais pas bien les lascars ». On avait raison. 300 km. Pfffff c'est long, surtout quand ils n'ont plus rien à avaler. On décide de s'arrêter à IRUN. Au fond du car on entend crier « Yessss !!! ».
Sortie IRUN, on passe devant un marchand de pneus, et là le fond du bus se met à chanter « chauffeur arrêtez chauffeur..... ». Pourquoi vouloir s'arrêter chez un marchand de pneus ???? Ils doivent avoir perdu l'esprit. On entend Dgel qui recommence à dire « Vadé rétro satanas », serait-il à nouveau possédé ???? Ce doit être la fatigue.
Pause café, heu.... Rhum, heu.... cigarettes, heu....., enfin bref vous savez, pause ventas.
On repart, dernière ligne droite avant l'arrivée. On va pouvoir retrouver notre petite vie tranquille. Oui parce qu'il y en avait marre de toutes ces visites guidées, ces églises, ces pèlerins, ces gin tonic et puis ma montre ne fonctionne plus très bien. A vrai dire je n'ai jamais eu de montre je faisais avec la position du soleil mais ça ne marche pas bien...... surtout la nuit.
Voilà un week-end CHARNEGOUS qui s'est super bien passé. Mais d'après l'avis des participants si c'était à refaire il faudrait partir un jour plutôt et ne plus faire les visites guidées, puisque maintenant on connaît.
Bises à tous. Vivement la prochaine sortie.