Charnegous vs Trelissac

Résumé de la journée

La saison rugbystique avait mal commencé en nous rendant, il y a quelques semaines, dans le pays basque chez nos amis les ARCHIBALLS qui, malgré la vaillance de nos 15 gladiateurs, nous ont cruellement battu.

Nous avions soif de revanche et une envie irrésistible de rechausser les crampons. Quand Pierre (CROUZAL) nous a proposé de rencontrer ses anciens coéquipiers de TRELISSAC (24) nous avons sauté sur l'occasion.

Avec la complicité de Gilou et de ses contacts à l'USD Rugby Landes, il nous a été proposé de jouer en levée de rideau du match de la Première USD/TRELISSAC.

Il va falloir faire bonne figure. Il faut sortir l'artillerie lourde, l'équipe type. Il va falloir les retrouver aux quatre coins des Landes, éparpillé par petits bouts façon puzzle, nous, quand on nous en fait trop on correctionne plus, on dynamite, on disperse, on ventile. (Bon d'accord c'est pas de moi mais de notre maître à tous AUDIARD)

Donc rendez vous midi, au stade Maurice BOYAU. Nos « futurs » amis sont déjà là. Jacky les a reçu avec un bon café, je crois même avoir vu une bouteille de verveine (Ou pas).

On se serre fermement la main, on se lance quelques sourires (Sauf Bakkies), on se jauge, bref le match a déjà commencé.

On a trente minutes pour se changer, et s'échauffer, mais certains sont déjà chaud, ils ont envie d'en découdre. Pierre CROUZAL est très fier de nous présenter ses anciens coéquipiers il lui tarde de jouer contre eux. On sent que cette fois il va trouver rapidement son deuxième souffle, qui lui fait cruellement défaut sur certains matchs. Franck (Yep Yep), notre coach du jour, le nomme capitaine. La tradition veut que le capitaine reste tout le match sur le terrain.

Dans les vestiaires l'odeur de camphre emplit les narines ; les jambes musclées luisent sous l'effet de cette onction magique ; les torses façonnés par des années de musculation se bardent de protection. Quelques uns respirent un peu de vick pour se dégager le bronches, d'autres passent de la vaseline sur leurs arcades et les pommettes. On sent qu'ils vont mettre la tête dans les rucks (Ou pas). Les plus jeunes sortent les premiers, ils n'ont pas besoin d'élastoplast pour tenir leurs articulations.

Ça y est on est sur le pré. Les coachs commencent à élever le ton. Les courses d'échauffement font monter le cardio. Les jeunes discutent pendant les courses. Ils accélèrent, ralentissent, repartent, sautent. Pfff (Je suis déjà cuit).

Nous sommes sur l'annexe I du stade Maurice BOYAU, mais vue la foule qui s’agglutine autour du terrain, on aurait pu jouer sur le terrain d'honneur. Les gens se bouscules pour être au premier rang ceux qui sont derrières râlent de ne rien voir. Dans la foule il me semble avoir reconnu quelques vielles gloires Thierry DUVIGNACQ – Fred SABY – Philippe GLOCKNER – Jean-Jacques TAVARD – Gilles VIARD - Jacky SEROUGNE – Eric LHERMITTE - Manu DEPARDON, pardon si j'en oubli. Il y en a même un qui est rentré de Nouvelle Calédonie (Exprès pour nous voir) le « Yéti » Thierry MORAND. On sent qu'ils sont bientôt prêts à mettre les crampons.

L'arbitre nous réunit au centre du terrain pour nous donner les dernières consignes. (Ah j'allais oublier l'arbitre c'est moi. Ils doivent penser que je suis trop « vieux », ou peut être trop « dur » et ils ne veulent pas que je blesse quelqu'un. Bon je vais me dire ça, trop « dur ») Donc je réunis les acteurs et leur donne mes règles. 1 l'arbitre à toujours raison – 2 Si l'arbitre à tord c'est l'article 1 qui s'applique. Je crois qu'ils ont compris, même s'ils n'ont pas tous l'air convaincu. (Ceux ne sont que des rugbymans on ne peut pas tout leur demander).

Le coup d'envoi est laissé aux visiteurs. On récupère la béchigue et …... On leur rentre dedans. « Pour plus de compréhension je vais faire comme si je jouais avec les CHARNEGOUS. Même si en tant qu'arbitre je vais resté IMPARTIAL comme chaque fois ».

Pierre CROUZAL est notre demi de mêlée. Il distille les ballons à vitesse grand « V » nos trois quarts menés par LAMILLE à l'ouverture font des merveilles et après 12 ou 13 temps de jeux, sans une faute, à la 2° minute, David RECART marque le premier essai. Il ne faut pas attendre plus de 4 minutes pour voir un mouvement d'anthologie, fait de groupés pénétrants de libérations rapides de chevauchées fantastiques, pour que Benjamin n'aille aplatir une nouvelle fois en terre promise.

C'est à ce moment là, donc après 6 minutes de jeu, que Pierre CROUZAL nous fait une crise d'angoisse. Il a du mal à respirer. A moins que ce ne soit son deuxième souffle qui lui fasse défaut. Il est remplacé par Rémy CAMIADE. Tout cela n’empêche pas les premières lignes (Benjamin, Pépone, Olivier et Alexandre) de percuter ; les trois quart (Xavier, Roland, David, Dédé, Paul, Téva) de chercher l’intervalle, les troisièmes lignes (Yannick, David AURRIAC, Cédric, Dutxi) de redoubler et une superbe 2° ligne (BAKKIES et Eric puis votre serviteur en 2° mi-temps) de plaquer à tour de bras et d'étayer l'édifice qui monte en puissance au fil de minutes.

Tout ces mouvements de grande classe aboutissent, à la 14° minutes, à un essai de Cédric. Puis les visiteurs sont débordés par la vitesse et la précision, à la 18° et 21° minutes, deux nouveaux essais de David AURRIAC. A la mi-temps nous menons 5 essais à 0.

Je vais passer rapidement sur la seconde période d'une part par modestie, puisque je suis rentré dans cette magnifique équipe et d'autre part pour ne pas décourager cette valeureuse équipe de TRELISSAC. A la fin le score reste lourd pour nos amis 8 essais à 1. Oui en fin de match un léger relâchement de notre part leur à permis de marquer un essai en coin, ponctué par un superbe plaquage de Paul.

Bref, quand tu joues dans une telle équipe tu prends beaucoup de plaisir. Je dois ajouter que l'arbitrage a été particulièrement bon, surtout en première période.

Bon c'est pas tout, mais il va falloir décerner le « malestruc ». Ont été nominés Dédé, pour une magnifique passe à l'arbitre de touche, Roland pour un magistral en avant à deux mètres de la ligne et Pierre CROUZAL dit « LAGAFF » pour un manque évident de souffle alors même qu'il était nommé Capitaine. Le vainqueur ne pouvait être que ….... Pierre. Il a revêtu le magnifique costume de malestruc qu'il devra porter tout au long de la journée.

La troisième mi-temps est précédée par une réception dans la buvette de l'USD, où Gilou a fait privatiser la moitié de la salle. Les agapes qui ont été servis ont été très appréciés par les convives. Merci Gilou. Certainement à refaire dans les prochains mois. L'échange avec nos nouveaux amis PERIGOURDINS a été convivial et bien arrosé.

L'après-midi c'est poursuivi en tribune pour le match de la première qui a vu une victoire bonifiée des Rouges et Blancs. Je pense qu'ils ont du regarder la vidéo de notre match pour tenter de faire aussi bien que nous, même si cela paraît difficile.

Voilà je ne vous raconterai pas la suite de la journée, voire de la soirée, car ça reste la propriété de ceux qui l'ont vécus, et cela vous donnera peut être l'envie de nous rejoindre.

CHARNEGOUSEMENT