AUCH 26 MARS 2022

Notre superbe déplacement à AUCH

Un beau voyage en terre Auscitaine.




Ça suffit ! 2 ans d’abstinence, 2 ans sans rencontrer nos voisins, nos copains, nos meilleurs adversaires, nos frères Auscitains. Oui c'est le déplacement à ne pas manquer, la date à cocher sur ton calendrier, celle que tu réserve. Ce jour là pas d'anniversaire, pas de communion, pas de mariage.

Je me souviens d'un temps ou tu faisais jeûne pendant une bonne semaine avant, pour être prêt le jour « J » . Bon d'accord j'exagère un peu on ne jeûnait pas, mais on préparait ça sérieusement. Je me souviens même de certaines mises au vert chez notre « Yéti ». Bref on n'a jamais pris ce déplacement à la légère.

Donc notre bureau prépare le voyage, met au point tous les détails, réserve deux minibus pour entasser 18 vaillants qui vont représenter notre belle association. Les chauffeurs sont les inamovibles Cheuch et Jacky, qui en plus vont ferrailler sur le terrain. Je suis le seul à ne pas avoir pris le sac et je sais que je vais piétiner sur le bord du terrain avec l'envie de rentrer pour prendre quelques mornifles. (Même si à l'origine on ne doit faire qu'un touché, pas de plaqué)

08H00 tapantes rassemblement devant Maurice Boyau. 16 guerriers sont présents au pied des bus. L'appel est fait. Le dernier nom appelé est …..... « Dédé » oui oui ! Notre Dédé est là. Tout le monde embarque, un petit détour par PONTONX pour me récupérer au passage ça fait 17. Il en manque un, notre Coach. On le prendra au passage à Mont2. Deux autres guerriers nous rejoignent par leur propre moyen. Chinon avec son camping car et Pierre Alain qui est déjà sur place, ça belle-famille habite dans le gers.

Arrivée à destination 10h45. Tous le monde est là, motivé, certains commencent à dire « Ah si on pouvait faire un peu de plaquer.... » J'ai une vague intuition que nos amis Gersois vont se laisser tenter. On retrouve Jean-Pierre le président historique des Auscitains. Il nous accueille chaleureusement les sérages de pognes, les embrassades pour les plus anciens (On va peut être le regretter.....).

Un petit café et direct dans les vestiaires. Notre coach « Yep Yep » nous réunit et appelle les nouveaux pour la remise de maillots. L'ambiance est bonne, légère, tout le monde est content. J'ai une vague impression, il n'y a pas de pression. Les gars ne se tapent pas la tête contre les murs pour se motiver (Comme Briçou, avant de rentrer sur le terrain à Nîmes), ça sent pas le camphre. Le Coach et le président ne crient pas, Ambiance bon enfant.

Nous nous rendons tous sur le terrain, vous savez celui qui colle quand il pleut, après le petit pont. Aujourd'hui c'est plutôt sec, je dirais même aride. Les genoux vont piquer. Comme prévu les joueurs vont faire un touché. On coupe les équipes en 2 et ils jouent sur demi-terrain. 2 fois 10 mn. Ça galope partout, ça crie sur le bord du terrain, il y a quelques belles envolées, mais plutôt du côté Auscitain. Après cette mise en bouche nos amis ont accepté de jouer comme les grands à plaquer. Ils ont du nous juger sur le touché. Cheuch et Yep-Yep restent sur bord avec moi pour encourager nos joueurs. Bon il faut dire que nous n'avons presque que des trois quarts, et certains comme Gaby qui ne marchent que sur une épaule (Si on peu dire). Impossible, voire dangereux pour lui de plaquer.

Bref la première période se passe mal on encaisse 3 essais et on en marque aucun. On se fait bouger devant et déborder sur les côtés. La mi-temps arrive et je sens que le président est un peu furax. Il rassemble tout le monde et tente de remettre les pendules à l'heure. Il nous sort quelques phrases bien senties comme : « Un match de rugby, ça ne se gagne pas avec la tête, ça se gagne avec les couilles ! » « Les gars, il va falloir s’y mettre. Sortir les mains des poches parce que si vos couilles explosent, il y en a un paquet qui vont devenir manchots » « Maintenant les gars, on va se regarder dans les yeux, et on verra bien si on a des couilles ! »

Enfin j'ai pas tout retenu mais je pense que c'était à peu prés ça.

La deuxième période est un peu plus équilibrée, les gars mettent un peu plus d'engagement il relève le niveau, mais on prend encore un essai sans en marquer. Le problème c'est que lorsqu'on s'engage plus on risque de se blesser et malheureusement notre ami Dédé se blesse au genou. Il est obligé de sortir et va souffrir tout le reste de la journée.

Le match se termine les joueurs se saluent et direction les vestiaires pour se décrotter et prendre une bonne douche. Nous allons attaquer la fameuse troisième mi-temps chez nos amis Ascitains, et pour ceux qui l'ont déjà faite ils se doutent que ça ne va pas être triste.

La troisième mi-temps.....

Même si les « Papy aiment la castagne », comme dirait un Toulousain bien connu ; si on vient à Auch c'est aussi pour la qualité de la troisième mi-temps. Et celle-là n'a pas dérogé à la règle.

Bon on commence par quelques bières pour se remettre des efforts consentis sur le terrain. Même si je n'ai participé qu'avec la voix, je me permets de continuer à soutenir les joueurs en les accompagnant jusqu'au bout. Quelques cacahuètes, des chips, et des graisserons de porc bien aillés (Excellents). Les discutions commencent, les appareils photos flashent, les rires éclatent, ont commence à se sentir bien. Claude en a marre de boire de la bière il attaque de Ricard. Je lui emboîte le pas avec du whisky. Bon j'espère seulement qu'il ne va pas m'attaquer sur les coups de matraques qu'il a pris dans les manifs en 68 (Pour les plus jeunes vous demanderez à Claude). Non, on s'accoude au bar et on parle rugby tout en sirotant nos verres. L'ambiance monte j'aperçois le coach et le coprésident en grande discussion. Je m'approche discrètement, pas pour espionner, non non, je fais mon travail de conteur d'histoire, je prends de notes. La discussion porte sur les matchs de la matinée, et j'ai la vague impression que jeudi prochain il va y avoir « explication de gravure ». Le coprésident est un peu remonté et le coach aussi. Bon cela n’entame pas leur bonne humeur et ils se resservent une pinte de bière.

On a attaqué l'apéro à 12h45, il est 15h00, la table n'est pas mise et nos hôtes n'ont pas l'air pressé. C'est pas que j'ai faim, mais les vieux ça mangent à heure fixe et moi passé douze heures trente j'ai le ventre qui grouille. En plus c'est le x-ième Ricard pour Claude et je sens qu'il ne va pas tarder à me parler de matraques. Cheuch palabre avec le trésorier d'Auch, de quoi peuvent ils bien parler ???

PA doit nous quitter pour aller manger chez ses beaux-parents. Il a été sage à l'apéro. Il va pouvoir faire bonne figure.

Chinon est venu en camping car, avec madame et le petit (qui court partout), un futur Charnegosse. Les autres jeunes et plus anciens, Totof, Emmanuel, Alex, petit Pierre, David H, Thierry L, Lhermitou, Eric C, Nathan S, Alexandre A, Dominique et Gaby tiennent le rythmes. Notre ami Dédé traîne la patte, mais pour l'instant l'alcool anesthésie un peu la douleur.

Enfin il est 15h10 la table est rapidement mise. Super organisation. On s'installe, et on attend les discours. 15h30, Jean-Pierre prend la parole et avant de nous remercier d'être venu il veut rendre hommage aux anciens qui sont partis. J'ai oublié de vous dire que nous avons rendu hommage sur le terrain à Frédérico Martin ARAMBURU par une minute d'applaudissement. Après ces moments pesants mais indispensables il passe à des célébrations plus festives en appelant Alex ancien Gersois à qui il remet son maillot avec l'aval de notre CoPrésident. Il remet également les divers « Malestrucs » à certains de ces joueurs. Notre Coprésident, David, fait de même et après son discourt il remet notre « Malestuc » à....... Alex. (Voir les photos).

Il est presque 16h00 le repas commence. Les plats défilent, le vin coule à flot. Comme chaque fois nos hôtes se sont surpasser. Simple mais efficace. Bon on attend plus que le dessert, le café et …........ l'Armagnac. Entre temps des chants sont montés du côté droit puis du côté gauche, enfin tous ensemble, tout le monde debout, on tape sur les tables. Une super ambiance.

Ah !! je vois poindre le café avec un peu de crème fraîche et une énorme bouteille, mais qui y a t il à l’intérieur ??? On tend les verres, ceux qui étaient dehors se précipitent à l'intérieur. Et les tournées s’enchaînent, les cigares sortent, ça sent la joie de vivre et de faire la fête.

Le temps passe et les esprits s'échauffent l'alcool commence à faire effet. C'est à ce moment là que Totof ou Coco comme vous voulez (Il faudra s'habituer à ces nouveaux surnoms) lance l'idée de faire un « ventriglisse ». Certains Auscitains le poussent un peu, mais ils n'ont pas besoin de trop insister. Les tables du club-house s'écartent, un peu d'eau, un peu de liquide vaisselle (Même si Cédric J. n'est pas là) et voilà Coco torse nu, en slip qui s'élance et glisse d'un bout à l'autre de la salle. Il vient taper contre une table en bois qui est contre le mur du fond. Pas de bobo. Seconde tentative idem. C'est alors qu'un Auscitain se sent pousser des ailes, montre son torse imberbe enlève son pantalon et se lance dans les pas de Coco. Il est parti vite et se qui devait arrivé arriva il s’éclate contre la table en bois du fond de la salle. La table est explosée et l'épaule de notre ami porte une belle estafilade, quelques éclats de bois sont venus se ficher dans le bras. Mais rien ne l'arrête il remet ça. Un peu de papier collant, vous savez celui qui sert à fermer les cartons, et la plaie est suturée. David H. ne pouvait pas passer à côté de cette occasion pour montrer sa musculature et faire une tentative. Tout ce passe bien pour lui. Un quatrième se lance les pieds en avant et vient finir la table. Il est temps d'arrêter avant qu'un d'entre nous se blesse sérieusement. L'armagnac continu à couler en abondance et l'heure du match de la première ne va tarder. (Auch – Peyrehorade) On va donc aller supporter les Landais.

On prend place sur les gradins, d'autres restent derrière les talancères. Petit Pierre commence à chauffer les gradins par des « Allez les verts ». Il trouve à redire à toutes les décisions d'arbitre en défaveur des Landais. Je sens que ça va chauffer. Notre ami Dédé est venu se poser près de nous, mais on sent que le genou se réveille et qu'il a du mal à trouver la bonne position. A la mi-temps on décide de le ramener au mini-bus et le Doc lui procure quelques soins et lui fourni des anti-douleurs (Les siens ne suffisent pas. Je suis mauvaise langue). Un bon strap et Dédé trouve, tant bien que mal une position qui le soulage. Le retour va être dur. On revient vers le terrain pour rabattre les troupes afin de regagner les terres Dacquoises, c'est là que le fameux Coco ne trouve rien de mieux que de traverser le terrain en courant avec un maillot vert à bout de bras. Ce qui devait arrivé arriva deux jeunes Auscitains le plaque et Coco se retrouve le nez dans la pelouse.

On dit au revoir à nos hôtes on s'embrasse chaleureusement en se promettant de vite se revoir, pour partager encore des moments comme celui-là. Les troupes sont enfin réunies, on se compte tout le monde est là. Dédé passe devant pour étendre sa jambe. A côté de lui Claude. Je me retrouve à l'arrière avec, le coach, Lermithou, Coco, Alexendre, et le jeune Nathan, qu'on surnomme « appolon ». N'importe quoi ces surnoms. Je me compare à lui, vous savez comme DE FUNES sous la douche avec le musclor (Pour les plus anciens « Le corniaud »). Je n'ai rien à lui envier, bon je reconnais que les muscles sont un peu descendus au tour du ventre, mais à par ça.....

Le retour va être long entre le coach qui n'arrête pas de tirer ma ceinture de sécurité ou de me taper sur l'épaule pour contrôler si mon pacemaker fonctionne bien, et « Appolon » qui veut faire sa compilation sur la radio du bus. Coco commence à baisser de rythme, on l'entend de moins en moins. Bon en définitive la compil de Nathan n'est trop mal. Quelques bon morceaux de Rock et des musiques de notre génération. Je pense qu'il à voulu me faire plaisir. Même Dédé se met à chanter quelques morceaux.

En partant d'Auch on s'était mis d'accord avec l'autre équipage pour ne pas s'arrêter en chemin. On arrive à Nogaro et Cheuch respecte les consignes il poursuit sa route. Le téléphone résonne, c'est David qui en tant que Coprésident a décidé de changer les consignes. Ils ont fait une pause à Nogaro et nous demande faire demi-tour. Je me tourne vers Cheuch puis vers Dédé qui souffre. La décision est prise on ne fait pas demi-tour. D'autant plus que certains ont prévu de continuer la soirée sur Dax. Mais avant cela il faut déposer le Coach chez lui. Il nous apprend qu'aujourd'hui c'est l'anniversaire de son épouse. Il va falloir lui faire une surprise et débarquer chez elle. Arrivée à Mont2 on gare le bus dans l'impasse devant chez Francky. Il s'avance doucement seul jusqu'à la porte d'entrée palabre avec son épouse et nous fait signe. On peut venir boire un coup. Seul Dédé reste dans le véhicule. On va s’occuper de lui ne vous inquiétez pas. Je passe les détails nous sommes neufs chez le coach et si on traîne trop, neuf autres vont débarquer en provenance de Nogaro. Et vous me croirez si vous voulez, mais c'est bien ce qui s'est passé, nous sommes donc maintenant 18 chez le coach. Après, quelques verres de Get, quelques tranches de pain de mie avec du pâté et un peu de rouge, on décide de remercier notre hôtesse en lui chantant « Joyeux anniversaire » et les sept premier arrivés quittent les lieux. Un petit arrêt à Pontonx, où je descends. Cette fois pas de détour par GOUSSE, pourtant le rhum arrangé est bon. Nathan m'offre une dernière cigarette, juste le temps pour moi de remercier toute cette belle famille de CHARNEGOUS.

Tout ce qui s'est passé après dans les rues de DAX, restera à la discrétion des festayres, mais je suis sur que vous en entendrez parler lors de nos prochaines sorties.

La relève est là. Même s'il faudra juste faire preuve d'un peu plus d'envie sur le terrain si on veut rivaliser avec nos adversaires. Mais ça ce n'est que mon humble avis.

Pour clôturer ce résumé il faut savoir que trois d'entre nous ont été testés positifs à la Covid, Cheuch, Claude et …....moi, que des vieux. Nous avons pris des nouvelles de Dédé qui, grâce au bon soin du Doc allait un peu mieux. Il remercie tout ceux qui ont pris de ces nouvelles.

Et que vivent les CHARNEGOUS.